Le Front Commun pour le Congo (FCC) a exprimé sa vive indignation face aux convocations de plusieurs de ses hauts cadres, dont Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadari, par l’Auditorat Militaire Supérieur.
Dans un communiqué publié le 9 mars 2025, le FCC dénonce une “instrumentalisation de la justice” et une “tentative d’intimidation” de la part du pouvoir en place. Dans ce communiqué signé par Raymond Tshibanda Ntungamulongo, Président de la cellule de crise du FCC, ce dernier invite les membres du FCC à “ne pas céder aux provocations” et à rester unis derrière Joseph Kabila.
Le FCC considère ces convocations comme une “énième tentative du pouvoir tyrannique de Kinshasa d’intimider et de museler” ses cadres. Il dénonce la publication d’un communiqué du ministère de la Justice liant ces convocations à des soupçons de complicité avec le mouvement AFC/M23, y voyant une violation de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction. Le FCC s’insurge contre l’interdiction de quitter le territoire national imposée à ses cadres, y voyant une restriction des libertés fondamentales. Il dénonce une stratégie visant à “rétrécir l’espace démocratique”, à exclure le PPRD de la scène politique et à masquer les difficultés du régime en place.
Le FCC appelle l’opinion nationale et internationale à “cesser de faire preuve de cécité” et à dénoncer ce qu’il qualifie de “dictature abjecte”. Il réaffirme sa détermination à poursuivre son combat pour la souveraineté du pays, la démocratie et la paix.
Ces convocations interviennent dans un contexte politique tendu, marqué par des accusations de soutien à la déstabilisation du pays visant l’ancien président Joseph Kabila, autorité morale du FCC. Le FCC dénonce une “campagne ignoble” orchestrée par le chef de l’État et Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier ministre et ministre des Transports et voies de communication.
Ephra Kimuana













