La déclaration de Corneille Nangaa, assumant l’attaque terroriste contre l’aéroport civil de Bangoka, est un baroud d’honneur pathétique. Elle révèle la panique du RDF/M23, une milice terroriste acculée, dont les parrains à Kigali voient leur stratégie d’agression s’effriter face à la détermination retrouvée des FARDC et de la nation congolaise unie.
Tandis que le gouvernement de la RD Congo sécurise le territoire, les terroristes du RDF/M23, en manque de propagande, se rabaissent à menacer des infrastructures civiles. Kisangani, symbole de résistance, n’a que faire des rodomontades de mercenaires. Prétendre tracer une “ligne rouge” depuis des bases arrières au Rwanda est d’une hypocrisie vomitive. La seule ligne rouge franchie est celle de la barbarie, ciblant délibérément un aéroport civil.
La RD Congo, forte de sa légitimité populaire, ne négocie pas sa souveraineté avec des criminels. Les opérations de sécurisation dans les Hauts-Plateaux sont une réponse proportionnée et nécessaire à des années d’atrocités commises par ces groupes terroristes et leurs soutiens extérieurs. La riposte congolaise est légale, ciblée et se distingue radicalement de leurs méthodes lâches qui utilisent les civils comme chair à canon. Leur langage pseudo-stratégique sur la “défense préemptive et la mutation du rapport de force” est un tissu de contre-vérités destiné à masquer leur déroute sur le terrain.
La véritable mutation est celle de la patience et de la force congolaise, soutenue par des partenaires africains lucides qui voient enfin l’agresseur pour ce qu’il est. Leur supériorité aérienne caduque est une fiction ; la réalité est leur incapacité à tenir face à une armée en reconquête. Kisangani, plaque tournante vitale pour le développement de toute une région, ne sera jamais proscrite par la volonté d’une milice terroriste. Cette velléité démontre leur projet profond : asphyxier l’économie et punir les populations pour affaiblir l’État.
Face à cela, la sanctuarisation que nous assurons est celle de la République, de ses institutions et de son droit inaliénable à protéger chaque centimètre carré de son sol. Leur ultimatum pitoyable – dialogue ou guerre – mérite seulement le mépris. Le dialogue, le Président Félix Tshisekedi l’a toujours offert aux enfants égarés de la république, prêts à rejoindre le processus politique. Mais il n’y aura jamais de dialogue avec des entités terroristes armées et téléguidées par l’étranger.
S’ils veulent la guerre, qu’ils en assument les conséquences : l’écrasement militaire total et l’opprobre indélébile de l’histoire. À la communauté internationale, cette attaque sur Kisangani doit servir de révélateur final. La RDC est en guerre défensive contre une agression étrangère déguisée. Soutenir son gouvernement, c’est soutenir le droit le plus élémentaire des nations à se défendre. C’est rejeter le terrorisme comme instrument de la politique régionale.
L’heure n’est plus aux avertissements, mais à l’action irréversible. La coalition patriotique en cours balayera les derniers vestiges de cette rébellion illégitime. La victoire sera totale, car elle est celle du droit, de la légitimité et d’un peuple entier décidé à tourner la page de la terreur. Leur propagande acide ne sera bientôt plus qu’un gargarisme dans le vide, étouffé par le retour de la paix et de la souveraineté sur tout le Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













