Dans les annales de l’histoire électorale du Congo, rares sont les figures aussi controversées que celle de Corneille Nangaa Yobeluo. Ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), il est aujourd’hui au cœur de vives controverses à la suite de ses déclarations fracassantes concernant les élections de 2018.
Seul contre tous, le nouveau pantin de Paul Kagame prétend que Félix Tshisekedi n’est pas le véritable vainqueur, mais que Martin Fayulu a été dépouillé de sa victoire légitime. Cette révélation, qu’elle soit une vérité cachée ou une manœuvre inepte, appelle à un examen acerbe et critique du personnage. Corneille Nangaa n’est pas simplement un acteur passif de cette prétendue mascarade électorale.
Il en serait l’architecte. Son aveu souligne sa complicité dans ce que beaucoup considèrent comme la manipulation d’un processus démocratique crucial. Ses paroles trahissent non seulement un manque de loyauté envers le peuple congolais, mais aussi un déni flagrant des principes fondamentaux de la démocratie. Ce qui suffit à le disqualifier à jamais et lui ôte à vie toute crédibilité en la matière.
Le terme “fraudeur électoral” devient un doux euphémisme pour désigner celui qui se révèle être un agent de troubles plutôt qu’un gardien de la volonté populaire. Ses aveux nous font découvrir un conspirateur invétéré. En changeant son récit pour s’adapter aux vents politiques du moment, Corneille Nangaa s’inscrit dans la lignée des menteurs opportunistes, ou “menteurs à géométrie variable”.
Ces déclarations révèlent une profonde duplicité, réduisant à néant toute crédibilité. Comment prétendre servir la démocratie lorsqu’on confond vérité et mensonge selon les opportunités qui se présentent? Corneille Nangaa et ceux qui ont participé à cette prétendue mascarade ne devraient plus avoir droit aux débats électoraux en RDC. Leur implication ternit irrémédiablement tout processus dans lequel ils sont engagés.
La participation de fraudeurs avérés dénature le processus démocratique, trahit la confiance populaire et conduit à la désillusion collective. Le destin du Congo ne peut reposer sur les épaules de marionnettistes politiques. Les Congolais méritent mieux que de voir leur souveraineté confisquée par ceux qui pervertissent les valeurs démocratiques. Il est impératif que les hommes intègres se lèvent et restaurent la confiance.
Qu’ils assurent un processus électoral transparent. La nation ne pourra avancer que par la capacité de ses citoyens à rejeter les tricheurs et incompétents, et par l’émergence de leaders inspirants et éthiques. L’histoire jugera sévèrement ceux qui, comme Corneille Nangaa, ont trahi les espoirs d’une population en quête de changement. Ce n’est que par une prise de conscience collective et un engagement acharné en faveur de l’intégrité que le Congo pourra retrouver le chemin de la paix et de la prospérité.
Le temps est venu de transformer ces épreuves en leçons, et d’ériger un avenir où la voix du peuple résonne plus fort que les mensonges. La vérité volée est comme une rivière qui se fraie toujours un chemin vers la lumière. On peut dérober une victoire, mais pas la dignité du peuple Congolais qu’on veut faire taire. Personne ne laissera les fossoyeurs de la république revenir calmement finaliser leur sale besogne de ce qui nous reste d’espoir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













