Face au Sénat, le Vice-Premier Ministre de l’Économie a transformé l’inquiétude en une démonstration de maîtrise et de vision. Ce mardi 4 novembre, dans l’hémicycle feutré du Sénat, Daniel Mukoko Samba n’a pas simplement prononcé un discours. Il a délivré un message fort, un mantra de stabilité destiné à rassurer non seulement les sénateurs, mais l’ensemble de la nation congolaise.
Face à l’honorable Janvier Mwisha Kasiwa, légitimement préoccupé par les soubresauts du marché des changes, le patron de l’Économie nationale a incarné la tranquille assurance d’un capitaine guidant son navire dans une mer agitée. D’entrée de jeu, le ministre a coupé court à toute spéculation anxiogène. “Le Gouvernement réaffirme son engagement à maintenir la stabilité macroéconomique et à protéger le pouvoir d’achat des Congolais.”
Une phrase simple, directe, qui agit comme un ancrage dans la tempête. Loin de jargon technique souvent obscur, Daniel Mukoko Samba a placé son intervention sous le signe de la responsabilité ultime : le bien-être des citoyens. Son propos n’était pas celui d’un technocrate éloigné des réalités, mais celui d’un garant du porte-monnaie des Congolais. Il y a une synergie exécutif-banque centrale qui est un rempart infranchissable.
La clé de voûte de son argumentaire, et sans doute la leçon la plus puissante de cette audition, réside dans la collaboration étroite et affichée entre son ministère et la Banque Centrale du Congo (BCC). Le ministre a présenté cette synergie comme le “socle” de la stabilité actuelle. Cette union sacrée entre la politique budgétaire du gouvernement et la politique monétaire de la banque centrale est une arme redoutable contre la spéculation.
Elle envoie un signal clair aux marchés : le Congo est uni, coordonné et déterminé à défendre sa monnaie. “Grâce à une gestion rigoureuse et concertée, le Gouvernement demeure pleinement capable d’assurer la stabilité du Franc Congolais, symbole de notre souveraineté”, a-t-il martelé. Ici, le ministre élève le débat. Le Franc Congolais n’est plus seulement une unité de compte ; il devient l’étendard de la souveraineté économique nationale.
Le défendre, c’est affirmer la capacité de la RDC à maîtriser son propre destin économique. Au-delà de la parole, Daniel Mukoko Samba ne s’est pas contenté de rassurer ; il a expliqué. Il a détaillé les fondements concrets de cette confiance affichée : des réformes structurelles en cours, des mesures d’encadrement ciblées et, surtout, une discipline budgétaire sans faille. L’économie congolaise est entre de bonnes mains
En rappelant les piliers de la résilience économique – la diversification des revenus et le renforcement de la production locale –, il a esquissé les contours d’une vision à long terme. Il ne s’agit pas de colmater des brèches, mais de construire une économie robuste, moins dépendante des chocs extérieurs. L’intervention de Daniel Mukoko Samba devant le Sénat fut bien plus qu’un simple exercice de communication gouvernementale.
Ce fut une démonstration de leadership. Par sa clarté, sa conviction et sa maîtrise du dossier, le Vice-Premier Ministre a réussi à transformer une séance de questions d’actualité en une plateforme crédible pour la confiance. Dans un contexte africain et mondial souvent marqué par l’instabilité monétaire, le message est percutant : la RDC veille, travaille, obtient de résultats et préserve l’épargne du peuple.
Et avec à sa tête des hommes de la trempe de Daniel Mukoko Samba, qui allient expertise, vision et un engagement sans faille pour la souveraineté nationale. Le Franc Congolais a un gardien dont la vigilance et l’action semblent être la meilleure assurance contre les vents contraires. La nation peut, pour le moment, respirer et regarder l’avenir avec un optimisme renouvelé.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












