Dans la fièvre de l’arrivée du Chef de l’Etat : Le Sankuru prêt à exposer au Chef de l’Etat ses désidératas

Après le territoire de Kabeya Kamwanga au Kasai-Oriental où le Chef de l’Etat s’est adressé à la population de cette contrée, Félix Tshisekedi est annoncé dans d’autres provinces de l’espace Grand Kasai au courant de la semaine dont le Sankuru.

Cela, dans le cadre de sa tournée, en vue d’imprégner sa vision à ses administrés. La population du Sankuru attend beaucoup de la visite du premier citoyen de la République. Pour ce faire, la population de cette province se mobilise comme un seul homme pour réserver un accueil chaleureux et digne au président de la République. Armand Lokeka, acteur politique et notable du Sankuru, souhaite que Félix Antoine Tshisekedi puisse se pencher sur les problèmes qui constituent des défis énormes de cette province. Il précise que la province du Sankuru fait face à plusieurs problèmes sur lesquels le peuple espère peut-être qu’au cours du mandat de Félix Tshisekedi, des solutions adéquates seront trouvées. Car, depuis la période coloniale, le Sankuru n’a rien. Aucun mandat d’un Chef de l’Etat n’a laissé des traces indélébiles au Sankuru. C’est ainsi que le Sankuru pense qu’avec la présence du Chef de l’État lui-même foulant le sol sankurois, il constaterait, la souffrance, la misère dont fait face cette population et qu’il apportera des solutions idoines aux désidératas.

Santé

Ce notable relève que sa province dispose de 16 hôpitaux de référence, mais il n’y a que deux qui fonctionnent normalement à la limite des moyens et de ce qui peut être appelé fonctionnement d’un hôpital. Le reste, c’est très décourageant. Dans ces hôpitaux, les femmes accouchent dans de conditions inhumaines consécutivement au manque d’équipements modernes pour assurer une prise en charge adéquate.

Éducation

Dans le secteur éducationnel, le notable invite le Chef de l’Etat à constater que dans le Sankuru, si l’Etat dispose des établissements scolaires, il peut y en avoir qu’un seul établissement viable. Le reste appartient à des privés, catholiques, protestants, musulmans ou encore à des ONG. Dans le domaine de l’administration publique ou de la gestion étatique, le président de la République va constater que l’Etat manque même une prison. C’est une province qui manque des bureaux.

Le social inexistant

Armand Lokeka note que dans le secteur social, la situation est d’autant plus grave étant donné que la population du Sankuru fait face à une souffrance cruelle et une misère indescriptible. Il souligne que le Sankuru vit en méconnaissance totale du régime du pouvoir central pour autant que rien n’arrive du pouvoir central pour le bénéfice du Sankuru. ‘’Dernièrement, il y a eu des stocks des produits médicaux qui ont été périmés dans le dépôt, au motif que le gouverneur manquait USD 4000 pour le dédouanement chez le transporteur ‘’, a-t-il illustré pour montrer combien la province du héros national Patrice Emery Lumumba éprouve de sérieuses difficultés. Sans s’arrêter en si bon chemin, l’acteur politique poursuit en disant que le Sankuru ne dispose pas non plus d’infrastructures en matière de transport. Il ne dispose pas des ports, des routes. Pas de moyen des transports à l’aéroport.

Volet politique

Abordant le volet politique, le notable indique que le Sankuru pourra remercier le président de la République pour avoir entériné la décision de l’Assemblée provinciale, laquelle a prononcé la déchéance et le départ de Joseph Stephane Mukumadi de son poste de gouverneur. ‘’Néanmoins, ceci ne constitue pas le défi qu’il faille relever. Mais nous sommes plutôt engagés dans une nouvelle vision politique pour le Sankuru avec un nouveau leadership qui permettra à la province de décoller. Cela, à travers une bonne gouvernance qui va faire assoir toutes les aspirations des Sankurois pour avoir au finish un bon gouverneur dans les jours qui viennent.

Manque de volonté

‘’En dépit du fait que le Sankuru dispose de plusieurs notables et plusieurs autres personnalités qui ont inscrit leur nom dans les annales de la politique congolaise, cependant l’on constate le manque de volonté à faire émerger la province ‘’, a martelé le notable Lokeka. Il note que la politique de faire émerger le Sankuru n’est pas encore mise en place. Si cette volonté n’y est pas dans le Chef des notables d’aujourd’hui. Alors qu’en était-il de ceux qui ont travaillé dans les régimes du Maréchal Mobutu ou encore de Laurent Désiré Kabila. Ces derniers n’avaient-ils pas aussi de volonté de faire avancer le Sankuru ? D’où, son appel patriotique à l’endroit de tout le monde en particulier ceux qui ont une parcelle de responsabilité, à quitter le stade des accusations afin de rechercher la politique du redressement de la province du Sankuru. Une bonne politique centrée sur le développement durable pour cheminer vers un décollage conceptuel sur le Sankuru qui doit être imprimé. Pour l’heure, Sankuru est dans la fièvre de l’attente et les autorités de la province mettent tout en œuvre afin d’accueillir pour la première fois le président de la République.

Nico Kassanda

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