Les élections en RDC pointent à l’horizon. Des supputations vont bon train sur les adversaires de l’actuel président Félix Tshisekedi à la prochaine présidentielle.
Un collectif des intellectuels a clairement porté son choix sur la personne du Docteur Denis Mukwege pour succéder à Fatshi. Invité au journal Afrique de TV5, un des membres de ce collectif en l’occurrence Alphonse Maindo, professeur à l’Université de Kisangani a soutenu la candidature du “réparateur des brèches”. Pour cet intellectuel, Denis Mukwege dispose de plusieurs atouts : c’est un homme de foi, un homme d’action, sensible à l’humain, qui se bat pour être au service de ses semblables. Pour preuve, ce professeur brandit son altruisme. Tenez, le toubib a mis l’argent gagné en marge des prix Sakharov et Nobel de la Paix au service de sa fondation pour des soins appropriés aux femmes victimes des viols. L’orateur justifie cet altruisme par le fait qu’il soit quelque part fils d’un pasteur.
En outre, Denis Mukwege est doté d’un grand leadership, d’une vision. Il aspire à aller vers quelque chose de nouveau. Une alternance s’impose Alphonse Maindo rappelle que c’est depuis plusieurs années que Denis Mukwege a commencé à mener un plaidoyer face à la situation générale de la RDC et plus spécialement les exactions commises à l’est du pays. Fort malheureusement, la situation demeure la même partant du régime de Mobutu en passant par celui de son fils Joseph Kabila pour chuter par le pouvoir de Félix Tshisekedi. Bref, à en croire cet intello, toute la classe politique a failli. C’est un Congo exsangue, au bord de la faillite. D’où, l’appel à la société civile pour une alternative. Pareille situation a été vécue en Antiquité et en Europe de l’est argue-t-il. ” Mais Rassurez-vous, Denis Mukwege n’est pas l’homme providentiel. Il devra travailler. Sa mission sera de remettre le peuple au travail et de remettre de l’ordre” a-t-il précisé.
La société civile se chargera d’élaborer un programme politique à donner à Dénis Mukwege . Ce programme reprendra les secteurs prioritaires pour un pays immense aux problèmes grandioses. Dans l’entre-temps, Denis Mukwege acceptera-t-il cette offre, lui qui n’a jamais exercé une fonction politique ?
Renommée internationale Denis Mukwege a su bâtir une réputation qui va au-delà des frontières nationales. Prix Sakharov en 2014 et co-lauréat du prix Nobel de la Paix en 2018. Actif au sein de l’hôpital de Panzi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu où il s’évertue jour et nuit à soigner les femmes victimes des viols. Ce qui lui a valu le nom de ” réparateur des brèches”. JM Mawete













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