Après le sacre de Ben Malango contre le TP Mazembe devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), le Directeur administratif et financier de l’Union des footballeurs du Congo (UFC), M. Laguine Kisangani, a livré ses impressions à la presse. Une réaction enthousiaste au terme d’un long processus juridique entamé il y a plusieurs mois.
Cette montée intervient après que le TAS ait donné raison à Ben Malango face à son ancien club, dans un dossier emblématique des litiges contractuels qui minent encore le football congolais. Ce litige opposant Ben Malango Ngita au club de Lubumbashi a été marqué par une véritable épreuve d’endurance juridique. La date de son éclatement est connue mais son dénouement n’est jamais gagné d’avance car c’est une confrontation d’arguments contraires entre parties au dossier.
Pour faire preuve, Ben Malango s’était rendu dans les bureaux de l’UFC à Limete, armé de toutes les pièces justificatives démontrant une irrégularité dans son contrat. Selon les éléments réunis par le joueur et examinés par l’UFC, des soupçons sérieux de falsification pesaient, notamment sur une tentative d’antidatation du contrat le liant au TP Mazembe.
Face à la complexité du dossier, l’UFC s’est rapidement tournée vers la FIFPro, la Fédération internationale des footballeurs professionnels, qui a immédiatement réagi en confiant le dossier à des avocats spécialisés. Ceux-ci ont défendu Malango à Nyon, en Suisse, au siège du TAS.
Avant d’en arriver à cette instance, l’UFC avait pourtant tenté d’initier un règlement à l’amiable avec le club de Lubumbashi à travers une série d’échanges de courriels. Ces efforts n’ayant pas abouti, la voie judiciaire est devenue inévitable. Lors de l’audience au TAS, le DAF de l’UFC, M. Kisangani, avait d’ailleurs témoigné par visioconférence, ajoutant du poids au plaidoyer de la défense.
Le syndicat congolais reste droit dans ses bottes afin de continuer à défendre les intérêts des footballeurs. L’UFC demande à tous les footballeurs qui connaissent l’existence de leur syndicat d’en faire large écho auprès de leurs coéquipiers, surtout l’assistance juridico-administrative est gratuite.
Après Alain Kaluyituka Dioko (un autre ancien du TP Mazembe, c’est le tour de Ben Malango d’obtenir gain de cause face au club de la capitale cuprifère, suite à l’implication de la FIFPro. Cela démontre noir sur blanc qu’il n’y a de discrimination.
Ephra Kimuana













