Au lendemain des élections générales tumultueuses du 20 décembre 2023, le paysage politique de la RD Congo semble être un terrain fertile pour des pratiques douteuses. L’émergence d’un informateur recyclé en formateur pour élaborer une nouvelle structure gouvernementale, suivie de la nomination récente d’une Première Ministre, a jeté une lumière crue sur un phénomène troublant : le travail en double au plus haut niveau de l’État.
Le scénario absurde se déroule alors que l’ancien Premier Ministre, maintenu en poste, préside des conseils des ministres en l’absence du Président de la République. Cette situation inquiétante soulève des questions fondamentales sur la gestion des deniers publics : deux Premiers Ministres en fonction signifient des salaires doublés, des ressources détournées de secteurs cruciaux tels que la santé et l’éducation pour satisfaire cette extravagance.
Il est désolant de constater que la classe politique congolaise semble se complaire dans une gabegie financière sans précédent, où le gaspillage des ressources publiques prime sur les besoins essentiels de la population. Cette pratique insensée souligne l’urgence d’une réforme profonde et d’une responsabilisation des dirigeants pour mettre un terme à ces comportements préjudiciables à l’avenir du pays.
Il est grand temps que les autorités congolaises prennent des mesures concrètes pour mettre fin à ces abus flagrants, restaurer la confiance du peuple et réorienter les fonds vers des initiatives véritablement bénéfiques pour la nation. L’heure est à l’action, avant que la manie du travail en double ne saigne davantage les caisses de l’État et ne condamne le pays à un avenir sombre et incertain.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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