La farce est jouée. Le masque est tombé. Claude Ibalanky Ekolomba, hier encore Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’Accord d’Addis-Abeba et Ambassadeur itinérant du Président Tshisekedi, officialise sa vraie nature : collaborateur des terroristes du RDF/M23 à Goma. On attendait le diplomate, on découvre le traitre. La chute n’est pas une surprise, c’est l’aboutissement d’une comédie sinistre.
Réfléchissez à l’abjection : cet homme avait entre ses mains les clés de notre sécurité nationale. Il évoluait dans le sanctuaire du pouvoir, accédait aux dossiers les plus sensibles sur l’agression rwandaise, serrait des mains au nom de l’État. Et pendant ce temps, son autre main – celle que l’on ne voyait pas – ourdissait en silence la livraison du pays. Ne parlons pas de défection, ce terme est trop noble. Ceci est la finalisation d’une mission d’infiltration. Claude Ibalanky Ekolomba n’a pas rejoint l’ennemi.
Il a simplement rejoint son camp réel, après des années à le servir depuis le cœur même de nos institutions. Son poste n’était pas une fonction, c’était une position stratégique au service de Kigali. Le cynisme atteint ici des sommets vertigineux. Pendant que nos soldats tombaient, que nos populations fuyaient les massacres, ce haut dignitaire, payé par le Trésor public congolais, travaillait à la victoire de ceux qui versent le sang congolais. Quelle élite produit-on, qui vend son peuple avec une telle tranquillité ?
La vraie question, qui doit nous glacer, n’est plus comment a-t-on pu le laisser faire ? mais combien de Claude Ibalanky siègent encore autour de la table du Président ? Combien d’agents doubles, de patriotes de façade, de mercenaires en costume, continuent de parasiter nos ministères, nos services de sécurité, nos ambassades ? Ce cas n’est pas un accident. C’est le symptôme d’une métastase : la déloyauté comme mode de gouvernance, la trahison comme stratégie de carrière. Une certaine élite congolaise ne connaît qu’une patrie : son intérêt.
Qu’une conviction : le pouvoir. Qu’une constance : l’opportunisme. Que reste-t-il ? Une exigence de purification immédiate et impitoyable. Chaque poste clé doit être passé au crible, chaque allégeance vérifiée. Claude Ibalanky Ekolomba a fait son choix : il est désormais un ennemi déclaré. Le pouvoir congolais doit maintenant faire le sien : traquer sans pitié la cinquième colonne qui, comme lui, ronge la nation de l’intérieur. L’heure n’est plus à la naïveté, mais à la survie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













