Même si cela ne se produit pas souvent, les débuts d’une coutume commencent toujours par une première fois.
En République démocratique du Congo, cette coutume a commencé pour la première fois en 2006, marquée par une fraude électorale, car le candidat élu par le peuple n’a jamais été déclaré vainqueur. En 2011, la même fraude s’est reproduite, suivie de la catastrophe de Corneille Nangaa en 2018, et maintenant en 2023, avec des élections douteuses qui ne présagent rien de bon. Chaque élection en RDC est accompagnée de tricheries, de bourrages d’urnes, de dysfonctionnements, d’intimidations, de fraudes, et même de décès… En bref, les élections en RDC sont tout sauf transparentes, démocratiques et crédibles.
Le processus électoral est opaque, depuis l’enrôlement jusqu’au vote. Les voix sont achetées à des prix dérisoires, des polos et des bouteilles de bière. Ce qui est antidémocratique, mais toléré par la CENI. Tout est politisé au Congo, jusqu’à la machine à voter, en passant par les églises de réveil. C’est une honte. La RDC a désormais une démocratie atypique et traîne une réputation de “dernière de la classe”, sans signe de changement à court ou moyen terme. La classe politique congolaise corrompue et une population manipulée et inculte en sont responsables.
La démocratie, qui repose sur la loi de la majorité et le pouvoir du peuple, a lamentablement échoué en République démocratique du Congo, où le candidat le plus populaire ne gagne toujours pas, mais celui qui possède des armes et bénéficie du soutien occidental.
En Afrique, la démocratie semble donc être un privilège réservé aux plus forts. Dans un pays où la politique est un moyen de s’enrichir, je ne vois pas les politiciens congolais travailler pour l’avenir et le développement du pays, mais plutôt pour leurs intérêts personnels.
C’est dommage
Le peuple congolais se retrouve dans un pays riche, mais au mauvais moment, avec de mauvais politiciens, lors des élections. La démocratie, telle que conçue par les Grecs, ne fonctionnera jamais chez les Congolais sans un niveau élevé de patriotisme et de civisme. Les Congolais ne semblent pas avoir le sens de la patrie.
Et la raison en est ?
La politique est devenue un métier pour vivre au Congo, même sans vision. Une sinécure. La faute en revient à l’ignorance et à l’abrutissement du peuple. Avec les élections de 2023 en République démocratique du Congo, les Congolais ont enfoncé le dernier clou dans le cercueil de la démocratie. Tout le monde sera donc perdant à l’issue de ces élections : le peuple, la classe politique, la CENI, et même le prétendu vainqueur.
Dary Abega / Lobjectif.net













0 Comments