Les élections de décembre 2023, le président de la République Félix Tshisekedi n’en fait plus un sujet tabou, le président français Emmanuel Macron exige la crédibilisation du processus électoral, Denis Kadima crie aux poches trouées et l’opposition congolaise persiste dans le schéma de l’inclusivité dans la gestion du processus électoral.
Ainsi, l’inévitable glissement du calendrier électoral ne manquera pas d’entraîner bien de conséquences. Recomposition de la CENI et de la Cour constitutionnelle, dialogue pour une traversée sans turbulences de la date constitutionnelle de la présidentielle et implication de la communauté internationale dans le financement des élections.
Pendant ce temps, il faudra vider les “prétextes” de la guerre et stabiliser les territoires ravagés par les agresseurs. Le Chef de l’État congolais a eu le courage de s’interroger publiquement. Sera-t-il possible d’organiser les élections sans cette partie occupée du Nord-Kivu ? La question est posée. Sinon pour quelques personnalités de son camp, ignorer les populations du Nord-Kivu serait consacrer la balkanisation.
D’ailleurs, les Congolais de cette partie du pays n’admettront pas cette discrimination. Alors que faire au moment où le calendrier électoral est contraignant et le moindre retard aura des répercussions sur l’ensemble du processus.
En plus, la loi sur la répartition des sièges doit être votée à la prochaine session parlementaire pour permettre à la CENI de posséder le dernier instrument législatif important avant le vote.
Faute d’avoir cette loi, la CENI sera dans l’impossibilité de repartir les sièges par circonscription électorale pour les législatives nationales et provinciales. Devant cette réalité, le blocage est certain. D’ailleurs, plusieurs laboratoires politiques fonctionneraient déjà sur le schéma de l’après-2023.
Des sources recoupées signalent que les délégués de la communauté catholique Saint Egidio, reconnue pour son rôle efficace dans la médiation de conflits politiques et de réconciliation, seraient annoncés pour le mois d’avril à Kinshasa. Qui les a missionnés ?
Pas d’indices jusque-là. Mais, ces religieux ne descendent pas sur le terrain sans que le Vatican ne soit informé. Vont-ils tenter de rapprocher les différents camps sur la question ?. Personne n’ose le dire.
Mais déjà Ensemble pour la République et Lamuka ont opposé un refus catégorique à toute idée de prolongation du mandat de Félix Tshisekedi à la tête du pays après le délai constitutionnel.
Un véritable casse-tête qui risque de plonger le pays dans le chaos si jamais les élections n’avaient pas lieu.
Affaire à suivre !
Djodjo Mafuku













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