Depuis un certain moment le phénomène ” Bébé Boutchou” bat le buzz à Kinshasa. Au sens propre, le terme ” Boutchou” est un nom masculin, familier et affectueux, provenant peut-être de l’occident utilisé pour désigner un enfant d’un âge relativement jeune, et qui sous-tend l’idée que cet enfant est mignon, joli.
Alors que dans la ville de Kinshasa, le terme bout’chou est passé de l’appellation d’un enfant à un sous-vêtement (cycliste) artificiel porté dans le but de grossir les fesses. Cet objet se vend partout dans la capitale congolaise. Le plus souvent, ce sont les femmes célibataires qui en raffolent. Certaines femmes mariées également le portent. Cependant, le port de ce Boutchou, présente-t-il des avantages ou plutôt des inconvénients ? Les Kinois et Kinoises se sont exprimés à ce sujet. Flore Musesi ne voit pas son importance. Pour elle, son rôle est souvent de donner une forme. Ce sont surtout les filles minces qui utilisent plus ce sous-vêtement. ” L’avantage est que les femmes aiment le porter dans le but d’attirer l’attention des hommes qui adorent les femmes de ce genre. Flore ajoute que le Bout’chou donne une très belle taille certes, mais son inconvénient est qu’il diminue le volume fessier surtout pour ceux-là qui l’utilisent abusivement.
Splendide Mubwani ne voit pas non plus son importance si ce n’est donner une taille à celles qui n’en ont pas. A propos de son utilité, il devrait normalement être utilisé dans des cas rare comme lors d’une manifestation. Maintenant, c’est n’est pas le cas avec les jeunes filles aujourd’hui. Or, tout excès nuit dit-on. Il doit avoir absolument des inconvénients parce que quand c’est une chose n’est pas naturelle, elle a toujours des ennuis à l’avenir. L’homme t’admire avec une forme artificielle. Comprenez la suite quand le naturel reviendra.
Selon Thabita Mujinga, le Bout’chou donne la forme au bassin de la femme. ” Personnellement, je pense que ce n’est pas important puisque chacun de nous devrait s’aimer tel qu’elle est née et aimer sa forme malgré les accidents de parcours” a-t-elle martelé. Certaines femmes l’utilisent dans leurs mariages afin de se rendre plus belle par sa forme.
L’infirmière Gabriel Mabimba fustige ce phénomène. Pour elle, ce fessier artificiel qu’on appelle bout’chou n’est pas utile pour une femme qui se respecte. Il s’observe depuis un certain temps, un phénomène très bizarre avec l’accoutrement des jeunes filles de Kinshasa. Le phénomène bébé « Boutchou » puisque c’est de ce qu’il s’agit a conquis le cœur des filles de la capitale congolaise au point d’en faire un véritable mode vestimentaire dans le seul but d’attirer des hommes. En effet, il s’agit des sous-culottes que certaines filles mettent soit avec des pantalons, des jupes ou encore des robes pour captiver les hommes.
Cette sous-culotte donne une forme arrondie du bassin chez la jeune fille qui la porte sans se rendre compte des effets néfastes qu’il peut apporter à la santé de l’etre humain. Ces sous culottes peuvent entrainer des pathologies telles que l’obésité, le diabète, les cardiopathies voire de l’insuffisance rénale. Les filles n’utilisent pas seulement ces sous-culottes dénommées « bébé Boutchou », mais appliquent d’autres produits ou comprimés et même des injections pour développer des fesses et les seins sans tenir compte des conséquences néfastes à la santé que peuvent entrainer cette pratique. ” Au fait, pour moi le bout’chou trouve son importance pour les femmes infidèles, et constitue l’image voulue par ces femmes pour une présentation meilleure devant les hommes” a expliqué Abed.
A mon avis, il n’y a pas des avantages que des inconvénients puisque, en portant ce sous-vêtement vous trompez votre partenaire à propos de votre taille, une fois qu’il découvre que ce n’est pas ta taille exacte, cela peut lui pousser à claquer la porte pour prendre une autre personne. Dieu Dibwe (homme) ne tolère en aucun le port de cet objet par sa femme. ” Étant homme, je ne permettrai en aucun cas à ma partenaire de mettre ce caleçon, car elle donne l’impression de ce qu’elle n’est pas”. Les femmes qui le portent sont purement et simplement complexées.
Pour clore, les femmes de valeur ne peuvent pas s’emporter à tout mouvement, les femmes doivent être conscientes des dangers qu’elles courent et il faut toujours être fières de ce qu’on est, a-t-il conclu. Ne dit-on pas qu’un homme avertit en vaut deux”.
Djangu Kabukala Divine, Stagiaire IFASIC












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