Après 15 jours d’intenses discussions à Bibwa, dans la périphérie Est de Kinshasa, le gouvernement et le banc syndical des enseignants ont trouvé un « compromis » pour l’intérêt aussi bien des élèves que des professionnels de la craie.
Samedi dernier, à la cérémonie de clôture des travaux de la Commission paritaire gouvernement – banc syndical de l’Education nationale, le vice-Premier ministre à la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a solennellement annoncé ce compromis qu’il a qualifié de « républicain et pragmatique » et qui s’est dégagé en épilogue des « discussions constructives » entre les deux parties.
“ Nous avons privilégié l’intérêt général en lieu et place de nos intérêts corporatifs ”, a-t-il souligné.
De son côté, la ministre d’Etat à l’Education nationale, Raïssa Malu, a salué non seulement le consensus mais aussi la qualité des discussions de Bibwa qui lui a permis de cerner les défis de son secteur.
“ Les moments que nous avons partagés ici, ont été riches en enseignements et ont permis à notre nouvelle équipe de mieux comprendre les difficultés auxquelles les enseignants sont confrontés au quotidien, ainsi que le défi du système éducatif de notre pays ”, a dit Raïssa Malu.
De mieux en mieux éclairée sur les maux qui gangrènent l’Education nationale, Raïssa Malu a assuré que grâce aux travaux de Bibwa, des « pistes de solution » se sont dégagées pour en arriver à « bâtir un système éducatif plus fort, plus équitable et plus résiliant ».
Cependant, les leçons tirées des assises de Bibwa ont convaincu la ministre d’Etat Malu à « maintenir un dialogue régulier et constructif avec le banc syndical pour continuer à œuvrer ensemble pour le bien-être de nos enfants et l’amélioration de notre système éducatif »
Djodjo Mafuku













