Le gouvernement fraîchement investi en RDC devrait adopter une stratégie claire pour que les personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de graves violations des droits humains soient amenées à rendre des comptes, a déclaré aujourd’hui une coalition de plus de 50 organisations de la société civile congolaise et internationale.
Justin Mukaya: au fait, je sais pas trop vraiment car je ne sais tout simplement pas comment aller dans le sens de ta question vu que pour moi, l’État de droit n’a jamais été une réalité dans ce pays depuis qu’il a existé et jusqu’à aujourd’hui. Dans le même ordre d’idées, l’utilisation du mot ” État de droit” était juste une simple démarche politique qui visait à se faire encore plus aimé par le peuple vu que le peuple voulait trop la tête de certains hommes politiques du pays. Mais le mot en soi n’a jamais été effectivement appliqué au Congo. Donc jusque-là, il reste un terme fictif et stratégique.
Fabien Kabamba: je dirais oui… Mais ce que l’on doit dénoncer ce sont les arrestations politisées que l’on nous fait exhiber en tant qu’État de droit pour qu’après quelques mois d’aveuglement libérer tous les condamnés sous couvert de la grâce présidentielle.
Célé Mpiko : je ne comprends pas pourquoi les congolais en font un problème, je sais qu’il n’existe nulle part ailleurs une justice parfaite. Même aux États-Unis, il y a des gens qui ont été condamnés injustement. Allez y comprendre que nous les humains nous sommes caractérisés par l’imperfection. Alors tout ce que nous pouvons faire, c’est de tenir compte de notre nature. Même si on fait bien quelque chose, il y aura toujours un qui sera satisfait et l’autre non.
Jonathan Tshisuaka : oui, il ne faut pas seulement suivre les gens qui veulent faire l’intox. Les adversaires du pouvoir en place sont en train d’utiliser certaines erreurs de l’appareil judiciaire pour effacer l’effort qui est consenti. Très grave, beaucoup ne vont pas supporter la politique d’austérité que fait le pouvoir en place.
Edouard Toaka : la justice ? Hum en RDC, je n’ai jamais entendu parler. Elle existe aussi eh! Une justice injuste! Ne faut même pas te casser la tête. Peux-tu croire qu’une institution judiciaire se contredit sans honte ? Sans te mentir quand je regarde les politiques congolais, ça me fait tellement honte d’être géré par ces gens.
Henock Tshimanga : non non. La justice n’est pas stable, elle est injuste, la justice du Congo est vraiment novice.
Juniace Ngangeli : pas vraiment, car dans notre pays, la justice n’est pas encore indépendante. Un pays caractérisé par l’inégalité, la justice n’a pas sa place.
Justin Mukaya: je l’ai toujours dit, l’État de droit n’a jamais été effectif dans ce pays, et je ne sais si c’est aujourd’hui qu’on doit se poser la question de savoir si on doit compter sur la justice ou pas. Espérons l’État de droit peut-être avec une autre personne mais en tous cas, dans ce régime, il n’est pas question d’État de droit, car ceci n’est qu’un terme utilisé pour une propagande. Et donc, on ne peut pas compter sur la justice pour l’instant car elle est manipulée par les politiques.
Christelle Alomba: l’État de droit n’est qu’un slogan dans ce pays. Il n’existe qu e pour épargner les politiques. Pour la population, ce mot n’existe pas. L ‘État de droit, c’est d’abord l’homme. Nous sommes encore loin de l’État de droit.
Célestin Lumpungu: ce que j’ai remarqué est que l’État de droit est dans la tête du président, pour son gouvernement et sa ceinture. Cette expression n’est pas encore remarquable dans leurs dictionnaires encore moi dans ceux des magistrats (la justice congolaise) comme l’avait dit le président dans son discours du 13 décembre: la justice congolaise doit être revue, pour dire que la justice n’existe pas au Congo. Le président veut juste inculquer sa vision aux autres, je pense que c’est impossible.
Divine Mpela: bon, pour n’est pas parler du Congo depuis l’indépendance, dans ce régime actuel, l’État de droit n’est pas encore vraiment d’application, malgré que les dirigeants s’efforcent pour y arriver. Je pense que nous pouvons toujours espérer, étant fils du pays, nous devons être toujours du bon côté, et appuyer les dirigeants pour le bien-être de tous.
Propos recueillis par Clarisses Mfuamba













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