Dans un récent épisode diplomatique énigmatique, le président Félix Tshisekedi a marqué sa présence à Kigali pour des rencontres de haut niveau, mais a omis de participer à la commémoration des 30 ans du génocide rwandais. Cette dualité soulève des interrogations profondes quant à la sincérité et à la cohérence de la diplomatie de la RDC.
Ses rencontres avec Cyril Ramaphosa et d’autres dirigeants ajoutent une couche de mystère à sa stratégie. Une analyse critique de ces événements révèle une nuance intrigante dans les relations régionales et internationales de la RDC, alimentant le débat sur les véritables objectifs et alliances du président Tshisekedi. C’est avéré que la diplomatie est l’art de mentir pour son pays.
Sur le dossier rwandais, l’ultimatum de la RDC s’avère être la dernière exigence avant les concessions. On n’a jamais vu un plus fort que ce soit un état ou un simple groupe armé accepter les propositions diplomatiques d’un plus faible. Auprès du peuple congolais, la finesse de l’étiquette, les subtilités des négociations ne comptent pas. Seul le succès importe.
La RD Congo n’a toujours pas compris que la stratégie diplomatique, de ceux qui pillent ses ressources minières tout en imposant une insécurité croissante et chronique sur des pans entiers de son territoire, est qu’il y a des cas où tout l’art de la diplomatie consiste à maintenir les problèmes intacts le plus longtemps possible. Ces pays agresseurs réfléchissent à deux fois avant de ne rien dire.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













