Dans l’arène politique de la République Démocratique du Congo, le ballet des ambitions est à son paroxysme.
Là où la dignité devrait être la boussole, un spectre de courtisans politiques, vidés de toute pudeur, gravite autour du Président Félix Tshisekedi, telles des étoiles filantes brûlant de désirs personnels plutôt que de l’éclat d’une destinée nationale.
En RDC, la danse du ventre pour des postes gouvernementaux est devenue un rituel si courant qu’elle en efface presque l’étonnement. Les politiciens, pris dans le tourbillon de leurs propres ambitions, semblent avoir troqué leur discernement contre une stratégie de la pulsion, érodant ainsi le socle même de leur intégrité.
La politique y est souvent moins question de raisonnement que de réaction aux appétits du pouvoir. Il est temps pour Félix Tshisekedi de s’affirmer comme le nettoyeur des écuries d’Augias modernes, de trancher dans le vif du corps politique en déréliction.
La RDC a un besoin criant de dirigeants qui, au-delà de leur propre intérêt, embrassent avec passion la cause d’un Congo uni et prospère. Le président se trouve face à une conjoncture qui ne souffre d’aucune complaisance : il doit ériger la morale et l’intégrité en critères inaliénables de sa collaboration politique.
En écartant les ombres inutiles et en invitant à la lumière une génération neuve et intègre, il pourrait redéfinir l’avenir politique du pays. La guerre et les menaces de balkanisation qui pèsent sur la nation ne laisseront aucune place à la médiocrité ni au jeu des courtisans.
L’appel à l’unité nationale n’est pas une simple formule de rhétorique; c’est une nécessité vitale. En tendant la main à l’opposition, Félix Tshisekedi ne montrera pas une faiblesse, mais forgera une arme puissante : celle d’un Congo solidaire où chaque voix œuvre pour le bien commun. La mission qui incombe à sa fonction le lui recommande.
La dignité perdue peut être retrouvée, mais cela exigera un acte de volonté politique aussi courageux qu’essentiel. La réélection étant acquise, il ne sert plus à personne de continuer un combat qui n’aurait plus comme seul objectif la déstructuration de la nation, la fragilisation chronique de la parole publique et l’instabilité institutionnelle. Le peuple congolais qui n’est pas idiot a pris acte.
Ceux qui contestent la réélection de Monsieur Félix Tshisekedi à cause de la fraude électorale continueront de le faire. Ceux qui l’ont voté et le soutiennent n’arrêteront pas non plus de leur côté. Entre ces deux camps, il y a la nation congolaise qu’il faut absolument, opposition comme pouvoir, protéger, construire et développer dans l’unité et dans la paix.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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