Le peuple congolais a parlé, et son choix est clair : Félix Tshisekedi entame un nouveau mandat en tant que président de la République confirmé par la Cour Constitutionnelle.
Cette victoire ne doit pas être perçue comme celle de l’Union sacrée pour la nation, mais comme un triomphe du peuple, transcendant les lignes partisanes. Pour réussir ce mandat, une approche iconoclaste est nécessaire, mettant de côté les intérêts partisans et plaçant la dignité des fonctions publiques au premier plan.
Pour bâtir une nation unie, prospère et renouvelée, le président Tshisekedi devrait prendre des mesures audacieuses. Cela implique non seulement la sanction des partisans et alliés impliqués dans la fraude, mais également la rupture du contrat des anciens belligérants et rebelles, afin de permettre à la nation de se projeter dans l’avenir.
Le mandat à venir doit être marqué par une refonte significative de la classe politique, favorisant l’émergence de nouvelles générations de leaders et la mise en place d’institutions transparentes. Cette transformation doit s’inscrire dans la perspective de léguer en 2028 une nation unie et prospère à son successeur, ancrée dans une 4ème république caractérisée par la primauté du bien commun sur les intérêts personnels.
La réussite du nouveau mandat de Félix Tshisekedi repose sur une vision résolument centrée sur le peuple, la justice et le renouveau. Ce sera une tâche difficile, mais essentielle pour l’avènement d’une ère nouvelle pour la République Démocratique du Congo. Il ne devra pas oublier les coulisses ombragées du processus électoral, les dissensions politiques et problèmes sécuritaires.
Les remous tumultueux ayant précédé la formation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), des tensions qui traversent la société congolaise et des désaccords qui suscitent des inquiétudes quant à l’équité. Le contexte sécuritaire tendu avec le voisin Rwandais et les multiples obstacles auxquels ont été confrontés les candidats pour sillonner le pays.
Les défis logistiques et autres préoccupations qui ont jalonné le chemin vers les élections offrent un éclairage critique sur les coulisses de la démocratie en RDC. Les enjeux politiques régionaux et internationaux ne sont pas à négliger. Les influences extérieures sur les questions de politique intérieure méritent une évaluation critique. Ce sont autant des défis futurs pour la démocratie en RDC qu’il devra relever au cours de son dernier mandat constitutionnel.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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