Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo fait face à un sérieux problème d’environnement.
La gestion des déchets urbains demeure très inquiétante. Plusieurs questions touchant à l’environnement et à la gestion des déchets urbains en général et plastiques en particulier comptent parmi les problèmes les plus complexes auxquels doivent répondre aujourd’hui les gestionnaires des villes en raison de leurs effets sur la santé humaine et de l’esthétique urbanistique.
Kinshasa éprouve des problèmes environnementaux néfastes notamment les bouchage des égouts et délabrement des voies de circulation, disparition des espaces verts, construction des taudis dans les quartiers périphériques avec une absence des normes environnementales, absence des décharges publiques, multiplication des déchets, dont les déchets plastiques qui représentent 12 %.
Ce qui pose le problème récurrent de collecte et de traitement des déchets. La capitale souffre des problèmes d’inondations et de marécages à cause notamment de ses pentes trop faibles et d’un système de drainage défectueux. La population kinoise dans sa majorité, est exposée aux conséquences de la dégradation de l’environnement urbain.
Depuis un bon moment, Kinshasa, mégapole enclavée, traverse une crise environnementale est aggravée du fait de l’explosion démographique due à un exode rural très accentué, à un accroissement rapide de la population, à une urbanisation désordonnée et aux effets cumulés de l’effondrement de son économie.
Dans plusieurs communes de la capitale, si pas toutes, ce problème environnemental se pose. L’avenue Masengi, au marché Selembao où la population vit avec les immondices entassées et non évacuées. Et pourtant, les vendeurs sont contraints de payer quotidiennement leur taxe mais aussi celle relative à l’insalubrité (salongo).
Le comble est que ces vendeurs travaillent dans la saleté. Le marché pue. Il dégage des odeurs nauséabondes et nuisibles à la santé. La population déplore l’absence du bourgmestre de Selembao pour faire évacuer ces montagnes d’immondices entassés au marché. Ce qui pollue l’environnement. ” Cette situation date d’il y a plus de trois mois.
Nous sommes sur l’avenue Mabeka sur l’avenue de la Libération ( ex 24 novembre) dans la commune de Selembao. Un camion s’est érigé sur l’avenue et a créé l’insécurité. La population en profite pour jeter leurs immondices à cet endroit, et d’autres viennent uriner. Nous n’avons pas des moyens pour évacuer. C’est un endroit où nous venons travailler pour chercher de l’argent.
Nous n’avons aucun matériel pour évacuer ces immondices. Nous ne disposons pas des gants, ni des brouettes ou autres engins pour les évacuer, s’est inquiété Dertrody, habitant de Selembao. Plus grave dans le tronçon Gombe Landu, dans la même commune, l’on y trouve des poubelles dans la chaussée. L’autorité communale croise les bras et ne fait rien.
Les véhicules ne savent plus circuler dans les avenues dans un environnement pollué. C’est très sale. Pour Rose Nzola, Cheffe du quartier Adoula, dans la commune de Bandalungwa, il n’existe plus des poubelles publiques pour permettre que les déchets ménagers soient jetés dans les caniveaux, principalement les bouteilles en plastique.
Nous n’allons pas nous attribuer cette faute. La société qui produit ces bouteilles en plastique n’est pas fermée. Aussi longtemps que cette société n’est pas fermée, l’on continuera à décrier cette situation. Si c’était comme Heineken ou autre, cela ne poserait pas de problème étant donné qu’après usage, on le retourne dans le casier.
Mais en ce qui concerne les bouteilles en plastique, lorsqu’on finit de les utiliser, on est obligé de les jeter. Et le comble est qu’on ne dispose pas des poubelles publiques pour les contenir. Où devons-nous aller les jeter. S’il pleut, ces plastiques nagent comme des bateaux, s’est plaint Rose Nzola. Au quartier Cité Pumbu à Kimwenza, dans la commune de Mont-Ngafula, plusieurs maisons ont été emportées par l’érosion.
Parmi les maisons d’habitation dont une partie de l’école catholique dénommée ”Christ Roi ”. Une école mécanisée appartenant à l’Etat. L’emplacement de l’école est bon. Cependant, il existe des nappes d’eau, des bassins d’eau créés avec une grande érosion et qui a déjà emporté des maisons et une partie du bâtiment de l’école. Les élèves n’étudient pas bien.
Les enfants sont exposés à diverses maladies dont la typhoïde, la malaria et toute sorte des maladies. Regardez les infections. Si on l’examine, on trouvera la malaria. Les herbes qui poussent ici à l’école, par abandon du gouvernement. C’est tous les habitants du quartier qui viennent jeter leurs immondices ici à l’école, lieu éducatif.
Devant les salles de classe, vous trouvez des immondices inondées, a dénoncé Edia Dady enseignant de l’école primaire. Nous demandons à l’Etat de chercher des solutions à cette erosion créée à l’école.
C’est la pluie qui a entraîné cette grande érosion. Les enfants n’étudient pas dans des conditions acceptables. Il y a la présence des poubelles.
Il y a des odeurs nauséabondes qui causent des maladies. C’est vraiment la saleté totale. Le bourgmestre vient s’enquérir de la situation sans en apporter la moindre solution, même pas les députés, a dénoncé à son tour Maman Rachel, habitante du quartier Cité Pumbu. Alors que l’on trouve pendant la période de la saison sèche, la plupart des rivières sont inondées par des immondices dont la majeure partie sont constituées des bouteilles en plastique.
Il suffit de se rendre à la rivière située vers l’avenue de Libération à proximité de l’immeuble Galaxy, que partagent les communes de Lingwala et Gombe, la rivière Maluku au quartier Champ Luka, dans la commune de Ngaliema, celle située sur l’avenue du Flambeau, tout comme celle de Pompage où le pont se trouve dans un état pitoyable et d’affaissement. Il n’y a aucune trace d’eaux dans la plupart de ces rivières énumérées. Seule la présence des bouteilles en plastique déjà usées qui s’y trouvent. Situation qui pollue l’environnement.
Rachel M / Lobjectif.net













