En se rendant à Kisangani, Guillaume Ngefa, ministre d’État en charge de la Justice, n’effectue pas une simple visite de routine. Il pose un acte politique majeur : celui de la relance effective du dossier sensible des indemnisations des victimes des activités illicites de l’Ouganda. Dans une province encore meurtrie par les séquelles des conflits régionaux, sa présence seule est un message.
Le gouvernement ne recule plus devant la complexité du dossier ; il l’assume, l’embrasse et le débloque. Avec cette mission, c’est toute la mécanique du FRIVAO qui sort de l’ornière. Là où d’autres se contentaient de discours lointains, Guillaume Ngefa innove par une méthode simple et puissante : aller à la rencontre des victimes, en chair et en os. À travers des consultations directes, il recueille leurs préoccupations, évalue l’avancement réel des paiements et, surtout, rassure.
Cette approche participative n’a rien d’anecdotique : elle est le fondement d’une indemnisation enfin légitime. En écoutant ceux qui ont tout perdu, le ministre leur redonne une place centrale dans le processus – et aux yeux de tous, il incarne une République qui n’oublie plus ses enfants. Au-delà des annonces, Guillaume Ngefa imprime une rupture de cap. L’objectif affiché est clair : accélérer les paiements, mais pas n’importe comment.
En renforçant la transparence des opérations, en traquant les fraudes et en imposant des mécanismes de contrôle rigoureux, le ministre d’État restaure la confiance là où régnait le soupçon. Cette double exigence – rapidité et honnêteté – transforme le FRIVAO en un outil de justice réparatrice exemplaire. Grâce à cette impulsion décisive, Kisangani pourrait bien devenir le symbole d’une réparation enfin digne, efficace et humaine.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












