Dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont plus que jamais exigées par les citoyens, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andal, vient une nouvelle fois d’incarner la rigueur institutionnelle. Par deux arrêtés pris ce lundi 2 février 2026, il suspend le Président du Conseil d’Administration du Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) et désigne un président intérimaire.
Une décision ferme, rapide et sans ambiguïté, qui témoigne d’une démarche résolument ancrée dans le respect absolu des procédures légales. Cette suspension n’est ni impulsive ni politicienne. Elle fait suite à une injonction officielle adressée au Procureur Général près la Cour d’appel de la Tshopo à Kisangani, afin d’ouvrir une enquête sur des allégations précises. En agissant ainsi, le Ministre Ngefa démontre une indépendance totale : il ne se place ni au-dessus des lois, ni en dehors d’elles, mais en leur strict serviteur.
Sa décision s’appuie sur des mécanismes judiciaires établis, prouvant que la justice n’est pas un discours, mais un enchaînement d’actes contrôlés et légitimés. La constance de Guillaume Ngefa dans cette approche mérite d’être soulignée. Depuis sa prise de fonction, il n’a jamais dévié d’une ligne conductrice claire : aucune compromission face aux manquements présumés, aucune tolérance pour les opacités gestionnaires. Son action renvoie à une philosophie de gouvernance où chaque fonctionnaire, quel que soit son rang, est tenu à la même obligation de reddition des comptes.
C’est cette régularité dans la fermeté qui forge la crédibilité des institutions. Au cœur de cette décision, une préoccupation éthique fondamentale : garantir que les ressources destinées aux victimes des activités illicites atteignent leur bénéficiaires légitimes. Le FRIVAO n’est pas un fonds ordinaire ; il symbolise la réparation due à des personnes meurtries. En suspendant son PCA à la moindre alerte, le Ministre Ngefa place l’intégrité de la mission au-dessus de toute considération personnelle ou politique. Il protège ainsi non seulement l’argent public, mais aussi la dignité des victimes.
Cette inflexibilité n’est pas de l’obstination, mais de la cohérence. Elle s’inscrit dans la volonté affichée du Gouvernement de la RDC d’assainir la gestion publique et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. En refusant toute impunité présumée, Guillaume Ngefa fait bien plus qu’appliquer le droit : il envoie un message puissant à tous les acteurs publics. La transparence n’est pas négociable, et les institutions républicaines doivent être irréprochables. L’impact d’une telle décision dépasse le cadre du FRIVAO.
Elle renforce la culture de l’État de droit en RDC, en montrant que les mécanismes de contrôle fonctionnent, que la justice peut être saisie et que le politique s’efface devant le légal. Cette démarche contribue à construire une image forte et crédible de la République, aussi bien en interne que sur la scène internationale, où le respect des normes éthiques et légales est un critère essentiel de reconnaissance.
Par ce geste à la fois ferme et mesuré, Guillaume Ngefa Atondoko Andal confirme son rôle de gardien intègre des principes républicains. Dans un environnement souvent tumultueux, sa constance, son indépendance et son attachement inflexible à la légalité font de lui un pilier de la gouvernance vertueuse. La RDC peut compter sur de tels serviteurs de l’État pour incarner, jour après jour, l’espoir d’une administration juste, transparente et entièrement dévouée à l’intérêt général.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













