Dans l’ombre des crises, un stratège civil et loyal réinvente la défense congolaise par l’action et la loyauté, bien loin du tumulte médiatique. Alors que la RD Congo fait face à des défis sécuritaires multidimensionnels, souvent exacerbés par un traitement médiatique sensationnaliste, un homme incarne une nouvelle approche : le Vice-Premier Ministre de la Défense, Guy Kabombo Mwadianvita.
Son approche, fondée sur la loyauté, la discipline et une action discrète mais efficace, représente une rupture avec la politique du spectacle. Sa stratégie a stabilisé les fronts et sécurisé les populations par un travail de fond exceptionnel, loin des caméras et des déclarations incendiaires. Le choix du Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe comme Chef d’État-Major Général par le Commandant Suprême n’est pas anodin.
Il a été sélectionné “sur base de la loyauté”, une qualité qu’il a démontrée en restant à son poste “même après le départ du Chef de la Délégation” lors d’une mission gouvernementale à Uvira. Cette loyauté n’est pas une soumission aveugle, mais un engagement envers l’institution militaire et la Constitution, transcendant les individus et les aléas politiques. De même, le VPM Guy Kabombo Mwadianvita incarne cette fidélité aux idéaux de la nation.
Son absence de background militaire traditionnel est compensée par une intégrité et une determination à professionnaliser les FARDC, en luttant contre “le népotisme, le tribalisme et le clanisme”. Contrairement à ses prédécesseurs souvent critiqués pour leur inefficacité, Guy Mwadianvita a engagé une transformation profonde des FARDC basée sur le trinôme Formation, Équipement et Casernement (FEC).
Cette stratégie vise à créer une armée “nationale, républicaine, professionnelle, forte et capable de défendre l’intégrité du territoire”. Le VPM Mwadianvita a multiplié les déplacements sur le terrain, comme à Mbandaka où il a écouté les préoccupations des militaires et de leurs familles, promettant des améliorations concrètes. Il a également signé un accord avec le Brésil pour l’acquisition d’équipements et la formation en guerre jungle, essentiel pour les opérations dans les forêts congolaises.
Les partenariats internationaux, comme celui avec l’Uruguay, et la modernisation des infrastructures militaires témoignent d’une volonté de doter les FARDC de moyens modernes. Guy Mwadianvita a insisté sur l’amélioration des conditions de vie des militaires, visitant les camps et écoutant les épouses des soldats pour résoudre des problèmes comme les salaires, la cohabitation dans les camps, ou la situation des veuves.
Face aux “aventures belliqueuses du Rwanda” et à la menace du RDF/M23, le tandem Guy Mwadianvita-Jules Banza adopte une posture ferme mais pragmatique. Cette position sans ambiguïté contraste avec les approches parfois vacillantes du passé. Cependant, cette fermeté ne se traduit pas par des déclarations incendiaires inutiles. Très discipliné et respectueux des lois, Guy Mwadianvita refuse de prendre la parole dans des réunions publiques lorsque la primeur revient au Président de la République.
Préférant des briefings opérationnels discrets, il privilégie l’efficacité à la spectacularisation. Cette méthode permet de “ne pas renseigner l’ennemi” et de concentrer les efforts sur la coordination sur le terrain. Avec sa formation en droit et en santé, il apporte une vision novatrice, notamment pour “améliorer les conditions de prise en charge des militaires et leurs dépendants”.
Son approche pragmatique et empathique rompt avec la tradition purement martiale. De son côté, le Général Jules Banza incarne la loyauté institutionnelle et le respect strict de la chaîne de commandement, rappelant que “le Président de la République n’a ni adjoint, ni intérimaire” dans son rôle de Commandant Suprême. Cette clarification hiérarchique est cruciale pour éviter toute dérive politicienne avec l’armée.
Guy Mwadianvita et le Général Banza Mwilambwe représentent une nouvelle génération de leaders qui privilégient l’action à la parole, la loyauté à l’opportunisme, et le travail de fond au spectacle médiatique. Leur approche, bien que critiquée par ceux qui cherchent le bruit ou la confrontation politique, est peut-être la plus adaptée aux défis existentiels que traverse la RDC.
Comme le rappelle le Général Ekenge : “les questions de défense et de sécurité ne se traitent pas devant tout le monde et moins encore sur la place publique”. Dans l’ombre des salles d’état-major et sur les fronts silencieux, Guy Mwadianvita et Jules Banza bâtissent une armée capable de défendre l’intégrité du territoire et de garantir la sécurité des Congolais. Leur éloge n’est pas celui de la gloire facile, mais celui du labeur obstiné et de la loyauté indéfectible.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













