Dans les méandres tumultueux de la politique congolaise, où les luttes de pouvoir et les jeux d’influence se mêlent à la souffrance d’un peuple, se dresse une figure emblématique : Vital Kamerhe. Président de l’Assemblée Nationale de la RD Congo, il incarne à la fois la voix de la raison et le cri de l’indignation face à l’inacceptable.
Sa récente interpellation sur l’accueil réservé au ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, à Goma, résonne comme un hymne à la dignité nationale, une ode à la résistance contre l’agression. Lors d’une assemblée plénière, Vital Kamerhe n’a pas hésité à exprimer l’indignation collective des députés face à cet affront.
Dans cette ville martyre, où les cicatrices des conflits passés sont encore visibles, il a fermement déclaré : « Nous recevons le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, et c’est notre gouverneur militaire qui est au garde-à-vous ? Non, nous disons non. » Ces mots, empreints d’une passion authentique, nous rappellent que la dignité d’une nation ne se négocie pas, ne se plie pas aux caprices des puissances étrangères.
Vital Kamerhe, en véritable Mwalimu, maître de la sagesse et du courage, ne se contente pas de critiquer. Il propose une vision constructive, exprimant le soutien de l’Assemblée Nationale au processus de Luanda, tout en réaffirmant la nécessité d’un dialogue solide et respectueux entre les nations. Ce faisant, il incarne l’espoir d’une diplomatie qui ne cède pas à la soumission.
Mais celle qui se construit sur la base du respect mutuel et de la reconnaissance des droits souverains. Son engagement n’est pas une nouveauté. Vital Kamerhe a toujours été un ardent défenseur de la souveraineté congolaise. En ce sens, la réaction de Kamerhe n’est pas seulement celle d’un homme politique, mais également celle d’un citoyen profondément attaché à son pays.
Son départ du perchoir de l’Assemblée Nationale, suite à un désaccord avec l’ancien président Joseph Kabila concernant l’arrivée des militaires rwandais sur le sol congolais, témoigne de sa constance et de sa cohérence. Il s’est toujours élevé contre toute forme d’ingérence, convaincu que la dignité d’un peuple repose sur sa capacité à se tenir debout, à défendre ses valeurs et ses intérêts.
Il rappelle à chacun d’entre nous que l’indignation face à l’inacceptable est le premier pas vers la révolte pacifique, celle qui aspire à un avenir où la RDC serait enfin en mesure de s’affirmer sur la scène internationale, non pas comme une victime, mais comme un acteur respecté. Ainsi, l’éloquence de Vital Kamerhe transcende le simple discours politique.
Elle devient une philosophie de vie, une invitation à chacun d’entre nous à s’engager pour la dignité, la justice et la paix. Son appel à la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka pour que la ministre des Affaires étrangères Thérèse KayiKwamba Wagner vienne éclairer l’opinion sur les avancées du processus de Luanda n’est pas qu’une demande administrative.
C’est un appel à la transparence, à l’intégrité et à l’honnêteté dans les affaires de l’État. Vital Kamerhe est plus qu’un homme politique ; il est le porte-voix d’un peuple qui aspire à la dignité et à la reconnaissance. Son indignation face à l’accueil du ministre rwandais Olivier Nduhungirehe est une affirmation de l’identité congolaise.
C’est un appel à la résistance pacifique et à la construction d’un avenir où le respect et la souveraineté primeront sur la soumission. Dans un monde où les valeurs sont souvent obscurcies par les intérêts, l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe se dresse, tel un phare, pour guider son peuple vers des rivages plus sereins et plus dignes.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













