Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille, a cru bon s’offrir les services de son « journaliste » pour régler ses comptes avec Juliette Mbambu Mughole, DG de la CADECO. Résultat ? Un article truffé de fautes, de maladresses et de procédés dignes d’une campagne de diffamation plus que d’un travail journalistique.
Nous avons évalué sans concession ce texte qui, sous couvert d’information, accumule les erreurs grossières et les manipulations. Le verdict est sans appel : 7 fautes d’orthographe/grammaire, 4 figures de style ridicules, 5 manquements journalistiques et 3 incohérences logiques. Qu’un inamovible ministre soit amené à payer les services d’un pigiste illettré d’une telle médiocrité en dit long sur la qualité de son propre travail.
1. Les fautes d’orthographe et de grammaire
a) “Suivi de la délégation syndicale”. C’est une faute grossière. La correction : “Suivie de la délégation syndicale” (accord avec “la Directrice Générale”, sujet sous-entendu).
b) “Un apprenti chercher”. C’est une faute grave. La correction : “Un apprenti chercheur”. Le pigiste illettré fait une confusion phonétique inadmissible.
c) “Qu’elle vient de publier”. C’est une construction maladroite. Le problème est que la phrase est bancale. On ne sait pas si “qu’elle” renvoie à la DG ou à l’apprenti. La correction possible : “…qu’elle a publiées dans plusieurs médias en ligne”.
d) “Vus les charges”. C’est une faute. La correction : “Vu les charges” (“vu” est invariable ici).
e) “Incapable jusqu’à présent à apporter”. C’est une faute de syntaxe. La correction : “Incapable jusqu’à présent d’apporter”.
f) “Bombarder fondé de pouvoir “. C’est une faute. La correction : “Bombarder fondés de pouvoir” (accord pluriel).
2. Les erreurs de style et figures de style ridicules
a) “Scier la branche sur laquelle elle était assise”. C’est un cliché usé.
Cette expression, déjà éculée, est utilisée de manière maladroite. Si Juliette Mbambu Mughole scie la branche, c’est qu’elle agit contre elle-même… ce qui n’a aucun sens dans le contexte.
b) “Le maillot jaune”. Le pigiste illettré du ministre Jean-Lucien Bussa use d’une métaphore incompréhensible.
Quel rapport entre le directeur provincial et le Tour de France ? Aucun. Soit c’est une insulte cryptique, soit l’auteur a perdu le fil.
c) “Musicienne, diplômée de l’INA”. C’est un argument ad hominem.
En quoi son diplôme ou sa formation artistique invalideraient-ils sa gestion ? C’est un procédé bas visant à discréditer sans argumenter. Ce pigiste illettré serait-il, au vu de ce qu’il a produit comme torchon, plus compétent que des musiciens comme Jean Goubald Kalala, Koffi Olomide, Félix Wazekwa, Blaise Bula, Maïka Munan, Suzy Kaseya ou Lokwa Kanza ?
d) “La CADECO aux banquiers, Juliette Mughole à la musique”. C’est une antithèse puérile, une formulation digne d’une punchline de mauvais pamphlet politique, pas d’un article sérieux pour soutenir un ministre.
3. Les fautes journalistiques graves
a) Aucune source citée
L’article affirme que : le Conseil d’Administration a retiré sa confiance. Pourquoi le ministre n’a-t-il pas agi ? Le parquet a classé l’affaire du directeur provincial ? Aucun extrait de décision. Adèle Kayinda a qualifié Juliette Mughole d’”incompétente”. Aucune citation de la lettre.
b) Un ton manifestement partial
Exemple : « Si cette femme pouvait s’en prendre à quelqu’un… » C’est une formulation méprisante et sexiste.
c) Des accusations sans preuves
Exemple : “Multiples scandales financiers”. Le pigiste illettré ne donne aucun détail, aucun montant, aucun rapport.
d) Mélange des genres
L’article passe du “fait divers” (“musicienne”) au “politique” (“son minuscule Parti politique”) sans transition.
4. Les incohérences logiques
a) Jean-Lucien Bussa “protecteur” puis trahi ?
Il y a une incohérence : Si Jean-Lucien Bussa a « toujours protégé » Juliette Mbambu Mughole, pourquoi la lâche-t-il soudain ? L’article n’explique pas ce revirement.
b) “Dossier judiciaire clôturé” mais “détention provisoire possible” ?
Il y a clairement une contradiction : Si le parquet a clos l’enquête, pourquoi évoquer une future arrestation ?
c) « Commissaires aux Comptes incompétents »… mais la DG seule responsable ?
Il y a une injustice : Si les Commissaires ont mal travaillé, pourquoi seule Juliette Mbambu Mughole est-elle blâmée ?
Jean-Lucien Bussa a cru acheter une tribune pour salir Juliette Mbambu Mughole. Mais le résultat est pathétique, un article indigne, commandité par un ministre en mal de légitimité. Un texte bourré de fautes (orthographe, syntaxe, style), un argumentaire vide (pas de sources, pas de preuves) et un ton haineux (attaques personnelles, mépris de classe).
Jean-Lucien Bussa ferait mieux de s’offrir un relecteur et un cours d’éthique politique. La RD Congo mérite un vrai journalisme. Pas des torchons payés par certains “puissants” actuellement au pouvoir. La prochaine fois que Jean-Lucien Bussa voudra attaquer quelqu’un, qu’il engage au moins un journaliste compétent. L’article qu’il a fait publier est une insulte à l’intelligence. Verdict : À jeter à la poubelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













