“En lançant la campagne nationale de vulgarisation de la loi n°25/045, le ministre d’État porte une vision qui dépasse le simple aménagement pour toucher à l’âme même de la nation”.
Par un geste aussi symbolique que concret, Jean-Lucien Bussa replace l’espace au cœur du projet national. En rompant avec le décret colonial de 1957, il offre au pays un récit territorial neuf, débarrassé des reliques administratives qui entravaient son essor. Cette action, d’une pertinence profonde, ne se contente pas de réformer ; elle répare l’incohérence fondamentale entre une géographie figée et une nation en mouvement.
Avec la loi n°25/045, le ministre instaure un nouveau rythme pour la Cité. L’aménagement cesse d’être une réponse éparse aux urgences, pour devenir la partition harmonieuse d’un développement concerté. Il orchestre une chorégraphie institutionnelle où les provinces, les villes et les campagnes dansent enfin sur la même musique, réduisant les dissonances d’un territoire trop longtemps fragmenté.
La musicalité de cette réforme réside dans ses innovations. L’Observatoire National d’Aménagement du Territoire (ONAT) devient le métronome du suivi, cadenassant les progrès ; les Conseils d’Aménagement, les pupitres où se consultent les acteurs ; et le financement pérenne, le souffle continu qui soutient la mélodie. Chaque article de la loi compose une note nécessaire à la symphonie de l’espace, une orchestration parfaite.
Jean-Lucien Bussa, en maître de chapelle, dirige avec une clarté sans faille. Son discours allie la rigueur du technicien à la ferveur de l’orfèvre. Il ne parle pas seulement de zonage et de schémas, mais de contrat social territorial, de sentinelle et de socle. Sous sa direction, la géographie nationale devient un atout et la planification, une épopée silencieuse. Il fait du contrat social territorial un pacte politique et moral qui définit les règles collectives d’occupation, d’usage et de gestion de l’espace.
Il traduit la volonté de notre nation d’organiser son territoire de manière équitable, durable et cohérente, en harmonisant les intérêts de l’État, des collectivités, des acteurs économiques et des citoyens. Ce concept fait de l’aménagement du territoire un projet de société, où chaque décision spatiale participe à la justice sociale, à la solidarité entre les régions et à la préservation des ressources pour les générations futures. Cette épopée, il l’ouvre à tous.
Son appel à l’appropriation est un appel à chanter ensemble le futur du sol congolais. Des communautés locales aux partenaires techniques, chacun est invité à trouver sa voix dans ce grand chœur territorial. C’est par cette polyphonie d’acteurs que la loi gagnera en résonance et en vigueur. En unissant ainsi la force du droit à la puissance du récit, le ministre Jean-Lucien Bussa Tongba tisse un avenir cohérent. La campagne de vulgarisation n’est pas une fin, mais le premier accord d’une œuvre de longue haleine.
Elle annonce un Congo qui ne subit plus sa géographie, mais qui l’écrit, mesure après mesure, avec intention et harmonie. Aussi, sous l’impulsion de Jean-Lucien Bussa, le territoire cesse d’être un héritage passif pour devenir une composition vivante. L’année 2026 sonne comme un prélude : celui d’une nation qui, reprenant possession de son espace, commence enfin à s’y reconnaître et à s’y projeter, tout en rythme et en équilibre.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













