Dans un contexte économique marqué par des défis multiples, l’initiative de Jean-Lucien Bussa, ministre de portefeuille, de signer des contrats avec des entreprises publiques s’inscrit dans une volonté claire du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, et sous l’œil vigilant de la Première ministre, Judith Suminwa.
Le projet visant à instaurer un cadre spécifique de renforcement des capacités des mandataires, pourrait bien être le catalyseur nécessaire pour transformer la gestion des entreprises publiques en RD Congo. La création de ce projet est une réponse pragmatique à une problématique persistante : l’optimisation de la performance managériale des mandataires.
Dans un pays où les entreprises publiques ont souvent été critiquées pour leur inefficacité, cette initiative se veut salvatrice. En offrant un cadre spécifique de formation et de développement, le contrat ambitionne de doter les mandataires des outils nécessaires pour maximiser la contribution de leurs entreprises au budget national.
Ce projet ne se limite pas à une simple série de formations. Il s’inscrit dans une vision globale où la performance ne sera pas uniquement mesurée par des indicateurs classiques, mais aussi par l’impact tangible sur l’économie nationale. En effet, les contrats de performance signés entre l’État actionnaire et les mandataires marquent un tournant.
Ils engagent ces derniers à répondre à des objectifs précis, mesurables et alignés sur les priorités du pays. L’approche adoptée par Bussa et son équipe est emblématique d’un changement de paradigme. En impliquant directement l’État dans la définition des objectifs de performance, le contrat instaure une relation de responsabilité partagée.
Les mandataires ne seront plus des gestionnaires isolés, mais des acteurs d’un collectif engagé pour le développement économique du pays. Cette dynamique est d’autant plus pertinente dans un contexte où la transparence et la responsabilité sont des exigences incontournables. Les citoyens, souvent sceptiques face aux performances des entreprises publiques, pourraient voir dans cette initiative un signe d’espoir.
Si les mandataires parviennent à atteindre les objectifs fixés, cela pourrait contribuer à restaurer la confiance du public dans les institutions. Cependant, comme tout projet ambitieux, Le contrat, supervisé par Madame Suminwa Tuluka, n’est pas exempt de risques. La mise en œuvre effective des contrats de performance et le suivi de leur impact seront cruciaux.
Il est essentiel que le cadre mis en place ne se transforme pas en un simple exercice administratif, mais qu’il soit véritablement orienté vers des résultats concrets. De plus, la question de l’adhésion des mandataires à cette nouvelle approche se pose. Certains pourraient voir dans ces mesures une contrainte supplémentaire plutôt qu’une opportunité de développement.
Pour que ce projet signé soit un succès, il faudra également un changement culturel au sein des entreprises publiques, où la performance doit devenir une priorité partagée. Si le contrat parvient à atteindre ses objectifs, cela pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les entreprises publiques en République Démocratique du Congo.
En renforçant les capacités managériales et en établissant des contrats de performance, Bussa et son équipe ouvrent la voie à une gestion plus rigoureuse et orientée vers les résultats. Ce projet pourrait ainsi se révéler être bien plus qu’une simple initiative de renforcement des capacités.
Il pourrait constituer un véritable tremplin vers une économie plus solide, plus dynamique et plus responsable. La balle est désormais dans le camp des mandataires : sauront-ils saisir cette opportunité pour transformer leurs entreprises et, par ricochet, le pays tout entier ? L’avenir le dira.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













