Au cœur des rouages politiques de la République Démocratique du Congo se profile l’ombre d’un homme, aujourd’hui en prison à Makala, dont l’influence a sculpté l’histoire récente du pays : Jean Marc Kabund. Figure centrale du jeu politique congolais dans l’ascension de Felix Tshisekedi au pouvoir en 2018. Kabund a joué un rôle crucial dans les coulisses du pouvoir, modifiant le cours des événements et ouvrant la voie à une ère de changement significatif.
Sa décision stratégique de faire reculer Félix Tshisekedi à Genève pour retirer sa signature, permettant ainsi la création du bloc CACH (Cap pour le Changement), a marqué un tournant majeur dans la politique congolaise. En agissant en tant que fin stratège et tribun hors pair, Kabund a contribué de manière déterminante à l’avènement de Tshisekedi au pouvoir en 2018, consolidant ainsi la position de l’UDPS.
Malgré son emprisonnement à Makala, Kabund demeure l’architecte discret mais puissant du pouvoir de l’UDPS depuis 2018. Son absence actuelle crée un vide politique et stratégique, laissant entrevoir une possible libération en reconnaissance de ses contributions passées et de son rôle essentiel dans la trajectoire politique du pays.
Dans ce début de deuxième mandat de Félix Tshisekedi, la libération de Kabund pourrait être envisagée, non seulement par gratitude, mais aussi par nécessité. Son retour sur la scène politique congolaise pourrait être crucial pour l’avenir de la nation, offrant une voix politique singulière et expérimentée dans un pays en quête de stabilité et de progrès.
Tel un Mandela congolais, le destin de Kabund se dessine comme celui d’un homme de terrain qui a surmonté l’adversité avec courage et détermination. À lui et au peuple congolais de saisir l’opportunité de faire résonner à nouveau sa voix politique distinctive, pour façonner un avenir plus juste et prospère pour tous les citoyens de la RDC.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












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