Il fallait oser. Il fallait avoir le cynisme d’un criminel, l’arrogance d’un imposteur et la froideur d’un tueur pour accomplir ce que Joseph Kabila a fait : transformer la RD Congo en une colonie déguisée du Rwanda, livrant son peuple au massacre et son territoire à l’occupation. Oui, un ancien Président de la République qui a vendu la RDC aux terroristes rwandais.
Aujourd’hui, l’ancien président, cet homme qui n’a jamais été qu’un pantin aux mains de Kigali, franchit un nouveau cap dans l’horreur : organiser des réunions sécuritaires avec les terroristes du RDF/M23 à Goma. Oui, vous avez bien lu. Celui qui a dirigé le Congo pendant 18 ans, celui qui a été porté au pouvoir par les balles du Front Patriotique Rwandais (FPR) après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila.
Celui-là même qui a financé, armé et encouragé des décennies de guerres par procuration, s’assoit maintenant à la même table que les bourreaux de son peuple. Le monde comprend que cet homme qui a été un Président illégitime, un soldat du Front Patriotique Rwandais déguisé tente une grande mystification. Rappelons les faits, car l’amnésie est le meilleur allié des traîtres. Joseph Kabila n’a jamais été un vrai Congolais.
Il est arrivé dans les bagages de l’AFDL, une création rwandaise destinée à piller le Congo sous couvert de “libération”. Son parcours ? Un ancien petit soldat du FPR, formé et téléguidé par Paul Kagame, propulsé à la tête d’un pays qu’il ne connaissait même pas. Son règne ? Une longue suite de massacres, de corruptions et de trahisons. Pendant 18 ans, il a veillé à ce que le Rwanda contrôle les richesses congolaises.
Il a veillé à ce que les groupes armés soutenus par Kigali ensanglantent l’Est, et que le Congo reste un État fantoche. Résultat ? Plus de 12 millions de morts, des centaines de milliers de femmes violées, et 124 000 km² de territoire congolais sous occupation rwandaise. Aujourd’hui, le masque tombe. Joseph Kabila ne se cache plus. Ses rencontres avec le RDF/M23, une milice créée, financée et commandée par Kigali, ne sont pas des “négociations”.
C’est une validation officielle de l’agression rwandaise. C’est la “congolisation” du génocide, pour faire croire que les Congolais s’entretuent, alors que ce sont les soldats de Kagame qui occupent, pillent et tuent. Et le pire ? Certains Congolais, assoiffés de pouvoir et dépourvus de toute dignité, sont prêts à le ramener au pouvoir. Des politiciens véreux, des opportunistes sans vision, des traîtres en costume-cravate, qui préfèrent vendre leur pays plutôt que de le servir.
Leur rêve ? Voir le Congo devenir une province du Grand Rwanda, un empire Hima-Tutsi où les Congolais seront des esclaves sur leur propre terre. Il n’y a plus d’illusions à avoir. Les ennemis du Congo ne sont pas seulement à Kigali, ils sont aussi à Kinshasa. Ils portent des costumes, siègent au Parlement, paradent à la télévision, et signent des “accords” avec des terroristes. Mais il reste une force que ni Kabila ni Kagame ne peuvent contrôler : le peuple congolais.
Celui qui a survécu aux guerres, aux famines, aux trahisons. Celui qui, malgré tout, refuse de mourir. La question est simple : les Congolais vont-ils se laisser finir par une élite vendue et une armée d’occupation déguisée ? Ou vont-ils enfin se lever, ensemble, pour chasser les traîtres et reprendre leur destin en main ? L’histoire est en train de s’écrire. Et elle sera sanglante. Soit le Congo disparaît, soit il se libère. Il n’y a plus de troisième option.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













