Au moins plus de 6 millions de personnes vivant avec handicap (PVH ) en RDC ne disposent pas l’information sur le (VIH et le PTME) les maladies sexuellement transmissibles et le programme de transmission du VIH sida de la mère à l’enfant.
C’est là fédération nationale des associations des personnes vivant avec handicap du Congo (FENAPHACO), qui a révélé ce chiffre, au cours d’une conférence organisée le dimanche 1er décembre dans la salle des conférences de l’hôtel Bravoure dans la province du Nord-Kivu. Conférence animée par son Coordonnateur national Me Patrick Pindu-Dilusanga.
Le Coordonnateur national de la FENAPHACO a indiqué que les personnes vivant avec handicap ne disposant pas de cette information, ne savent pas se protéger contre le VIH Sida et quels sont les symptômes qui peuvent être découverts pour s’avoir si on est atteint du VIH Sida. Il indique que ces personnes sont exposées face à de nombreux facteurs de risques tels que la pauvreté, les violences, les restrictions d’accès aux services pour être contaminés au VIH.
A en croire Me Patrick Pindu-Dilusanga, le VIH demeure l’une des épidémies invalidantes à travers le monde et qu’après le rapport mondial 2024 dénommé Sida, au moins 39, 3 millions d’adultes et des enfants vivent avec le VIH Sida dans le monde entier ou à peu près 66 pourcent en Afrique Subsaharienne. Cet acteur des droits humains a fait remarquer qu’une riposte contre l’épidémie du VIH ne peut être efficace sans aborder les droits des personnes vivant avec handicap à travers une programmation intégrée et inclusive.
La FENAPHACO constaté toujours que la question de la lutte contre le VIH Sida des personnes vivant avec handicap sont exclues. Pour elle, les personnes vivant avec handicap ne sont pas prises en compte concernant toutes les activités qui sont organisées en RDC se rapportant au VIH Sida, soit les activités organisées par le Programme nationale multisectoriel de Lutte contre le VIH. Les personnes vivant avec handicap sont exclues des différents programmes organisés par le bureau de l’ONU SIDA, le Programme National de lutte contre le Sida et les ONG nationales et internationales. Les associations ou les organisations des personnes handicapées ne reçoivent pas de financement de la part des bailleurs des Fonds et del’ONU SIDA pour organiser des activités de sensibilisation des personnes vivant avec handicap pour se protéger contre le VIH Sida et les MST.
Ces personnes vivant avec handicap en RDC ont un risque d’infection du VIH égale, voire supérieur aux personnes valides. Cela remet en question l’idée selon laquelle elles sont sexuellement inactives. Elles n’ont pas besoin des services du VIH Sida ou de santé sexuelle et de santé de la reproduction.
Me Patrick Pindu-Dilusanga a martelé que ces dernières sont beaucoup exposées à la pauvreté, surtout les jeunes filles et les femmes peuvent être se livrer à n’importe quelle homme sans protection.
Selon l’orateur, le handicap touche plus de 13 millions de personnes vivant avec handicap en RDC. La majorité d’entre elles vivent dans une pauvreté la plus extrême à un revenu faible et intermédiaire et fait face à de nombreuses difficultés. Ce qui se traduit par des inégalités. Elles sont sur-représentées chez les personnes vivant dans la pauvreté et parmi les populations ciblées et touchées par le VIH. Elles réussissent moins bien au niveau économique de santé et d’éducation.
Plusieurs enquêtes menées par la FENAPHACO en 2022 et 2023 à Kinshasa, au Kongo Central, dans le Kwilu, Kwango, dans le Kasaï Central et Occidental, Mbandaka et Tshopo, ont révélé que la prévenance du VIH Sida est à moyenne trois fois supérieur chez les personnes ayant un handicap au reste de la population. Ces études ont révélé que les femmes ayant un handicap, avaient beaucoup plus de chances de vivre avec le VIH Sida que leurs homologues masculins. La majorité de ces personnes ne connaissent pas leur état sérologique. Elles ne sont pas informées en rapport avec le programme de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Les activités relatives au VIH sida à l’échelle locale, nationale et internationale ou mondiale devaient prendre en compte les droits et les besoins des personnes vivant avec handicap en s’appuyant sur des lois des structures de financement, de politique et des programmes appropriés en RDC.
Me Patrick Pindu-Dilusanga a saisi cette occasion pour demander au bureau de l’ONU SIDA en RDC, le bureau du Fonds des Nations Unies pour la population, la bureau du programme des Nations Unies pour le développement, le bureau du Fonds des Nations pour l’enfance ainsi que le programme national multisectoriel de Lutte contre le sida et toutes les ONG internationales qui travaillent sur les questions du sida dont le médecin sans frontières, Caritas, d’impliquer les personnes vivant avec handicap dans toutes les activités de la riposte contre le VIH Sida, de financer et faciliter que les personnes handicapées présentent des projets de lutte contre le VIH pour leur financement. Que ces ONG ou le gouvernement ne passent plus par le canal d’autres organisations pour organiser des activités de lutte contre le VIH Sida chez les personnes handicapées. Qu’elles reçoivent elles-mêmes des financements pour sensibiliser leur semblable sur la lutte contre le VIH Sida.
Tonton Lounda et Nico Kassanda













