Dans l’histoire tumultueuse de la République Démocratique du Congo, les meurtres de Chérubin Okende sous le règne de Félix Tshisekedi et de Floribert Chebeya sous celui de Joseph Kabila répètent un sinistre schéma. Ces deux figures, ancien ministre du gouvernement Tshisekedi devenu porte-parole de Moïse Katumbi alors principal opposant de Félix et défenseur des droits de l’homme pour le second, ont été brutalement réduites au silence, soulignant les profondes lacunes de la justice et de la gouvernance dans ce pays.
Les parallèles entre ces assassinats sont troublants : des voix courageuses qui dénoncent les abus du pouvoir, des enquêtes entachées d’irrégularités et une quête inassouvie de vérité et de justice pour les victimes et leurs familles. Ces similitudes révèlent une triste réalité : tant que les racines de l’impunité et de la corruption ne seront pas déracinées, ces tragédies se répéteront inlassablement.
Il est impératif que la justice internationale se lève avec fermeté et impartialité pour exiger des comptes dans ces affaires. La lutte pour la vérité et la justice ne doit pas être entravée par des considérations politiques ou des alliances opaques. Seul un engagement sans compromis en faveur de la transparence et de la responsabilité pourra briser le cycle de la violence politique en RDC.
En honorant la mémoire de Chérubin Okende, de Floribert Chebeya et de tant d’autres défenseurs des droits de l’homme tombés sous le poids de l’injustice, la communauté internationale peut envoyer un message clair : les crimes politiques ne resteront pas impunis. Il est temps de briser le silence, de défier les puissants et d’exiger un avenir où la justice et la dignité prévalent sur la tyrannie et la peur.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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