“Le ministre des Infrastructures, John Banza, a inspecté les travaux de ce projet stratégique de 230 km destiné à désenclaver la région et dynamiser les échanges économiques”.
Kananga, Kasaï-Central – Un projet d’infrastructure longtemps attendu franchit une étape décisive. Le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza, a annoncé, suite à une inspection de terrain, le démarrage imminent de la phase d’asphaltage de la route reliant Kananga à Kalamba Mbuji, surnommée la “Route de l’espoir”.
D’une longueur totale de 230 kilomètres, cet axe revêt une importance capitale pour le désenclavement du Kasaï-Central et le développement des échanges, tant à l’intérieur de la République Démocratique du Congo qu’avec le pays voisin, l’Angola. Il constitue un maillon essentiel pour fluidifier le commerce interprovincial entre les deux Kasaï. Il y a maintenant un calendrier établi, un suivi annoncé pour ce grand projet.
Lors de sa visite, le ministre Banza s’est dit satisfait des travaux préparatoires accomplis, notamment l’ouverture complète de la piste et la pose de la couche de base sur les 60 premiers kilomètres. « L’asphaltage devient une réalité », a-t-il déclaré, précisant que les 5 premiers kilomètres de revêtement bitumineux devraient être réalisés dans un futur proche. Le gouvernement a fixé un objectif de livraison du projet pour l’année 2027.
John Banza, se présentant comme le “cantonnier de la République”, a affirmé qu’il suivrait personnellement et de près l’évolution du chantier. Ce suivi s’inscrit, selon ses dires, dans le cadre de la stricte application des instructions du Chef de l’État en matière de relance des infrastructures prioritaires. C’est un symbole de développement qui est très attendu.
Pour les populations et les opérateurs économiques de la région, cette route symbolise plus qu’une simple voie de circulation. Elle représente la promesse d’une meilleure circulation des personnes et des marchandises, d’une réduction des coûts de transport et d’un accès facilité aux services et aux marchés. Son achèvement pourrait significativement dynamiser l’activité agricole et commerciale dans une région au fort potentiel.
La concrétisation de la “Route de l’espoir” est ainsi perçue comme un test tangible de la capacité à matérialiser les promesses de développement infrastructurel au cœur de la RDC. Tous les regards sont désormais tournés vers l’avancée effective des travaux pour respecter l’échéance de 2027.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













