Après un calme apparent, suite à la mort d’un prête, l’insécurité bat à nouveau son plein dans la ville réputée des ” intellos”.
Alors que la quiétude avait commencé par renaître dans les grandes municipalités de Kikwit, force est de constater que le voyoutisme a encore repris de plus belle. Des actes qui entraînent depuis dans la ville de l’Ingénieur Pierrot Tako, une insécurité à nouveau grandissante. Cette insécurité qui n’épargne personne dans cette belle ville du grand Bandundu, caractérisée par des morts, vols, violences, dans les rangs des victimes. Au-delà des plaintes et coups de gueule contre cette situation qui menace la quiétude des kikwitois, plusieurs exemples palpables de cette insécurité grandissante sont constatés. C’est le cas de Jeancy, qui a froidement été abattu le samedi 20 août dernier après avoir quitté le culte de samedi dans son église, par des malfrats non identifiés, aperçus à quelques minutes des lieux, au moins deux individus portant des cagoules selon deux individus.
À en croire les mêmes sources, les braqueurs ont couru vers eux. Après lui avoir arraché son portable Android, son permis de conduire, sa carte d’identité, la moto, il a été criblé de plusieurs coups de poing. À l’instar de cette forme d’insécurité et des braquages, les kidnappings teintés de demandes de rançons prennent de l’ampleur. Tout ceci, faisant régner une véritable psychose dans le chef des kikwitois.
La Police de la ville ne manque pas de jouer son rôle en essayant de garantir la sécurité des habitants aux dépens de ces malfrats. Au départ, il est essentiel de distinguer la violence de l’insécurité à Kikwit. La première consiste en des actes tandis que la seconde, liée aux conséquences de ces actes, se qualifie d’émotion. Cette émotion, trop souvent laissée pour compte, joue pourtant un rôle important dans les décisions des consommateurs de fréquenter un lieu, de se promener dans un quartier ou dans une commune voisine le soir. Le fait de s’intéresser plus spécifiquement au phénomène de l’insécurité dans la prévention de la violence provient de l’implication des groupes de jeunes filles et garçons, ils sont identifiés. Cette insécurité urbaine, la peur de sortir le soir, cette peur de quitter son domicile, cette peur qui paralyse le corps et l’esprit, apparaît plus importante chez certaines franges de la population.
Les premiers touchés par le sentiment paralysant de l’insécurité sont ceux qui ont déjà subi des actes de violence. Il y a aussi ces gens qui ont peur parce qu’ils connaissent une personne ou ont entendu parler d’une personne qui a été victime de violence urbaine. Le sentiment d’insécurité est une plaie difficile à guérir.
Pierrot Alves













0 Comments