La commune urbano-rurale de Maluku est complétement oubliée par les autorités. Et pourtant, cette municipalité se trouve bel et bien dans la ville province de Kinshasa, malgré la distance qui le sépare avec le centre-ville.
Fort malheureusement, aucune autorité ne se soucie de la population de cette contrée, ni de leurs désidératas. Les difficultés sont nombreuses: le mauvais état des routes, le manque de l’électricité dans certains quartiers, la pénurie d’eau potable dans les quartiers les plus éloignés, …
Le quartier Ndamu risque de disparaitre

Dieu Mukendi, habitant de Maluku précisément dans le quartier Nzamu expose les difficultés rencontrées dans leur commune: ” Ici à Maluku ce qui nous fait le plus mal est que les difficultés sont plus basées sur la sécurité et l’énergie. En ce qui concerne l’énergie, nous voyons l’électricité et l’eau, or il y a des montagnes dans ce quartier, parfois la REGIDESO ne parvient pas à distribuer de l’eau normalement ni de faire monter la pression dans différents robinets”. C’est pourquoi cet habitat pense à d’autres alternatives notamment les forages pour aider la population à la desserte de l’eau potable. Quant à l’électricité, la SNEL est juste aux environs de ce quartier, il faudra alimenter le quartier avec de l’électricité pour lutter contre le vol. car la lumière permet de lutter contre ce genre de pratique, le quartier est dans le noir. En outre, le quartier Ndamu risque de disparaitre dans les jours à venir à cause aussi des érosions a-t-il prévenu. Chaque jour qui passe voit l’insécurité prendre de l’ampleur. ‘ L’insécurité n’épargne aucun quartier de Maluku. D’autres quartiers n’ont pas du courant, imaginez-vous la nuit ce qu’on vit ici” a expliqué. Le même habitant suggère le bouclage pour traquer les inciviques communément appelés kulunas.
2 sous-ciat seulement

Et cela dans les quartiers ci-après : Inkiene, Nzamu, Masse, Cité. Ce bouclage doit être opéré brusquement sans signaler quiconque, car il y a de hautes autorités de la commune pour ne pas citer les noms qui sont en connivence avec les kulunas. Ainsi, elles avertissent ces inciviques qui prennent la précaution de fuir. Les innocents sont arrêtés et après le bouclage, tout redevient comme avant. Il n’y a pas non plus de sous commissariat. S’il faut compter, Maluku ne compte que 2 sous-ciat. D’ailleurs, les policiers ne sont pas nombreux. Pire, ils se sont familiarisés avec la population et parfois même avec les kulunas. D’où, il faut de temps en temps changer l’équipe des policiers et leur doter des moyens et des matériels pour leur permettre d’exercer leur métier convenablement. Quand il y affrontements entre les habitants, difficile de rallier le cimetière pour inhumation le corps au cimetière suite à ses affrontements a-t-il déploré tout en rappelant qu’il existe deux cimetières à savoir Fula Fula et Mokako. Enfin Dieu Mukendi appelle à la conscientisation des jeunes et à la création des emplois pour les jeunes. ” Pourquoi n’y a-t-il pas des sociétés à Maluku? ” s’est-il interrogé. Un autre habitant, Ngoy Kalombo s’est également exprimé à ce sujet : ” À Maluku, la première des choses qu’on déplore est le mauvais état de la route.
Du centre-ville jusqu’à Maluku, la route est bonne, malgré quelques trous. Jusqu’à présent, l’opération Kinshasa sans trou lancé par le gouverneur n’est pas encore arrivé à Maluku. La route principale du port de Ngafura qui fait entrer beaucoup d’argent est dans un état de délabrement très avancé” a pour sa part, l’ancien bourgmestre Papy Epiana avait le souci de rendre sa commune propre et d’arranger les routes. Dommage que son grand-frère, l’actuel bourgmestre ne fait absolument rien comme si les ports ne font des recettes. Le non-respect de la distanciation sociale par les chauffeurs de Maluku, les bus Transco ne viennent jamais à Maluku sauf les moyens de transport privés tels que Noah, 207 et autres transports en communs. Ces chauffeurs ne respectent pas la distanciation sociale jusqu’à faire asseoir 3 personnes devant plus les chauffeurs, ça fait 4. Cette situation est due à l’absence de la Police de Circulation routière (PCR).
L’électricité et l’eau ne posent pas problème
Les activités politiques sont quasiment inexistantes contrairement au centre-ville. Pas assez de partis politiques a déploré Ngoy Kalombo. Sans oublier le manque des magasins. “ À Maluku, il y a qu’un seul magasin des chinois contrairement au centre-ville où on retrouve plusieurs maisons commerciales. Ngoy Kalombo n’a pas manqué d’épingler les avantages de Maluku: ” Nous sommes à plus ou moins 80 kms du centre-ville malgré la distance, nous avons le même prix, les poissons frais, les maisons à louer ne sont pas chères, les salles de fête avec 100$. À la cité, l’électricité et l’eau ne posent pas problème, même si le taux de la pauvreté est élevé”. Ngoy Kalombo demande au gouverneur de ville de Kinshasa Gentiny Ngobila Mbaka de résoudre les problèmes liés à la route.
Dans le cadre de l’opération Kinshasa sans trou, de descendre personnellement sur le terrain afin de palper du doigt les réalités de ce coin de la capitale.
Divine Kabukala













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