Récemment, une scène ahurissante a secoué les fondations de notre pays lorsqu’une famille politique a osé organiser des primaires dans la salle de Congrès de l’Assemblée nationale. Cette action, d’une audace sans précédent, a jeté une lumière crue sur le mélange toxique entre les affaires de l’État et les intérêts partisans.
L’organisation de primaires au cœur même de l’enceinte parlementaire, un lieu normalement dédié aux débats et aux décisions cruciales pour la nation, soulève des questions fondamentales sur la frontière entre l’intérêt public et les ambitions partisanes. Cette intrusion flagrante de la politique partisane dans un espace institutionnel supposé neutre est une atteinte à l’éthique et à la démocratie.
La confusion entre ce qui relève de la République et des affaires internes d’une formation politique privée est symptomatique d’une dérive inquiétante. Lorsque les limites sont brouillées de la sorte, la confiance du public envers les institutions et les acteurs politiques est sapée, mettant en péril les fondements mêmes de notre système démocratique.
L’impunité de telles actions souligne la nécessité urgente de renforcer nos garde-fous institutionnels et de clarifier les règles régissant la séparation des sphères politique et étatique. Sans cette vigilance, le risque est grand de voir l’intérêt général sacrifié sur l’autel des intérêts particuliers. D’aucuns pensent que l’espoir de gain diminue la peine.
Cette triste saga nous rappelle que lorsque la forme est bafouée, le fond est déjà compromis. Il est impératif de réaffirmer les principes fondamentaux de la démocratie et de veiller à ce que nos institutions restent des bastions de transparence, d’intégrité et de dévouement envers l’intérêt collectif, loin des manipulations partisanes indignes d’une nation démocratique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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