Soucieuse de voir la paix être totalement restaurée au sein de la société congolaise, la Coordonnatrice du réseau ” Femmes Solidaires pour la paix et le développement ” (FSPD) Desy Furaha, a formulé plusieurs recommandations aux autorités tant nationales qu’internationales pour arriver à cette finalité, dans un pays secoué par plusieurs situations notamment l’insécurité, la haine, la division et tant d’autres.
Cette actrice qui défend les droits Humains l’a dit à l’occasion de la journée internationale de la paix célébrée le samedi 21 septembre 2024, avec pour thème : ”Promouvoir une culture de paix ”.
Étant donné que cette journée est intitulée ”Journée internationale de la paix ”, qui s’adresse aux Nations-Unies en vertu du chapitre 7 de la même Charte, Desy Furaha a suggéré que le Conseil de Sécurité impose des sanctions pour autoriser l’emploi de la force en vue de maintenir ou rétablir la paix et la sécurité sociale internationale plus particulièrement dans l’EST de la RDC. Elle note que s’il faut partir du slogan des Nations-Unies qui est la paix, la dignité et l’égalité sur une planète saine, il est normal de demander à la communauté internationale de s’impliquer dans l’imposition de la paix en RDC, soulignant que la RDC est devenu orpheline sur le plan international.

La Coordonnatrice du réseau ” FSPD” recommande que l’accord cadre pour la sécurité appelé accord cadre d’Addis-Abeba signé le 24 février 2013, soit mise en application étant donné que celui-ci engage la communauté internationale, toute la région des grands lacs et la RDC, étant une initiative de paix.
Desy Furaha a souligné que cet accord cadre est une initiative de paix visant à mettre fin aux conflits le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale et résoud les causes profondes de la violence de guerre à répétition à l’EST de la RDC.
Desy Furaha affirme a martelé que cet accord cadre d’Addis-Abeba est un instrument phare qui doit être mis en application. ”On nous amène d’autres cadres alors que la mise en œuvre de l’accord cadre d’Addis-Abeba n’est pas effective’, s’est-elle indigné.
Cette femme militante des Droits de l’Homme a formulé une autre recommandation à l’endroit du gouvernement Suminwa, l’invitant à assumer ses responsabilités dans la protection des droits de la population, à restaurer la paix et respecter les droits de l’Homme. Car, les droits civils et politiques ne seront pas respectés sans la paix. A Desy Furaha d’ajouter que les institutions ne peuvent nullement fonctionner sans la paix, de même que les droits sociaux culturels. Et à cause du manque de paix dans l’EST, les enfants ne vont plus étudier à cause des conflits armés.
Imposer l’éducation à la paix
La responsable du Réseau ”FSPD” a en outre invité le gouvernement à imposer l’éducation à la paix dans les écoles, partant du niveau maternelle jusqu’à l’université étant donné qu’il y a crise d’éducation à la paix. Elle a appelé aux enseignants d’être vigilants. Car, elle dit ne pas comprendre comment un enfant peut arriver à tuer son frère. D’où, son interpellation aux éducateurs d’apprendre aux enfants l’amour, la paix et la tolérance, sans oublier la responsabilité des parents étant donné que l’éducation commence en famille avant de se poursuivre à l’école.
Drame du Lycée madame de Sévigné
Parlant de l’élève qui fréquente le Lycée madame de Sévigné ayant poignardé son collègue de classe, la Coordonnatrice du réseau ”FSPD” a souligné que c’est un enfant malade qui doit être consulté par le psychologue. ” On doit soigner son cœur. C’est-à-dire que la paix du cœur n’existe plus pour lui. Son collègue l’a taquiné, vite son cœur est meurtrie, n’a plus de paix. Il a fallu qu’il se défoule par l’agression”, a-t-elle regretté.
Viol à la prison de Makala
Abordant la question relative au viol à la prison Centrale de Makala, cette femme défenseur des Droits Humains a précisé ici, que c’est encore la paix sociale qui a été troublée, partant des esprits des hommes qui ont bouillonné la haine et la violence pour aller s’attaquer aux femmes, jusqu’à commettre des violences sexuelles à l’endroit de ces dernières qui sont censées être leurs mères et leurs sœurs.
Confits armés
A en croire Desy Furaha, le fait que les gens prennent les armes, cela suppose que leur paix intérieure est troublée. ” Si on a la culture de haine et de tuer, vous n’allez transmettre que la violence ” a dit l’actrice des droits Humains.
Elle note que le thème de cette année rencontre l’acte constitutif de l’UNESCO qui stipule que les guerres commencent dans les esprits des hommes. Et c’est dans l’esprit de l’homme que doit être élevé les défenses de la paix. ” Nos voisins qui sont les rwandais, n’ont pas de paix. Ils ont créé la haine contre la RDC dans leurs coeurs. Cela veut dire que le président du Rwanda n’a pas de paix dans son coeur. Il devait avoir la paix dans son coeur. Il est troublé dans son cœur, raison pour laquelle il transporte ses troubles dans notre pays ”, a-t-elle dénoncé.
A cette occasion, la Coordonnatrice du Réseau ”FSPD” a profité de l’occasion pour dresser un négatif par rapport à la paix en générale dans toutes ses dimensions à savoir la paix morale, physique et intérieure.
Par ailleurs, Desy Furaha a salué cette journée internationale de la paix étant donné que son thème s’inscrit dans le cadre de leur mission en tant que défenseur des droits de l’Homme à savoir promouvoir une culture de la paix.
Elle souligne que la structure qu’elle pilote, s’assigne comme mission de promouvoir et de protéger les droits de l’Homme en général et spécifiquement les droits des femmes et des enfants rendus vulnérables.
Elle a fait remarquer que cette journée internationale de la paix leur interpelle dans la mesure où la paix et la sécurité font partie des droits collectifs, des droits de solidarité qui sont protégés par la communauté internationale. Elle souligne qu’il est normal qu’en tant que défenseur des droits de l’Homme, de s’impliquer dans la recherche de la paix puisse que cela partie des droits collectifs qui sont des droits de solidarité, dans la mesure où la paix et la sécurité ne peuvent pas être respectées en solo.
Pour que la population puisse jouir de la paix et de la sécurité, il souligne qu’il faut qu’il y ait une solidarité nationale et internationale. Ce qui permet à la population de jouir pleinement de leurs droits.
Nico Kassanda













