Lors de la récente 49ème Assemblée Parlementaire Francophone à Montréal, la République Démocratique du Congo a envoyé une délégation de haut niveau pour représenter le pays, mettant en avant son statut en tant que premier pays francophone au monde. Cependant, la répartition des honorables députés congolais dans les différentes commissions soulève des questions sur l’équilibre et la pertinence des choix effectués.
Dans la Commission Politique, les honorables Mbata André et Boulou Christophe se retrouvent ensemble, suscitant des interrogations sur la diversité des opinions et des perspectives représentées. Est-ce une alliance stratégique ou un manque de diversité idéologique? L’absence de voix discordantes pourrait-elle limiter la richesse des débats ?
D’un autre côté, la Commission Affaires Parlementaires accueille les honorables Djoli Jacques et Kabeya Olivier. Leur expertise peut-elle garantir une contribution significative à ces discussions cruciales, ou bien risquent-ils de se retrouver en terrain connu, limitant ainsi les possibilités d’innovation et de remise en question des pratiques existantes ?
En ce qui concerne la Commission Économique et Environnement, la présence unique de l’honorable Banza John soulève des questions sur la représentativité des divers secteurs d’intérêt du pays. Une voix unique peut-elle réellement couvrir la complexité des enjeux économiques et environnementaux auxquels la RDC est confrontée ?
La Commission de l’Éducation, de la Culture et de la Communication voit les honorables Michel Moto Muhima et Kalonji Auguy collaborer. Cette association peut-elle garantir une approche complète et équilibrée des enjeux culturels et éducatifs, ou bien risque-t-elle de favoriser une vision unilatérale ?
La délégation de la RDC à la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone présente une composition de très grande qualité, mais la répartition des honorables députés dans les différentes commissions souligne la nécessité d’une réflexion critique sur l’équilibre, la diversité et la représentativité des voix congolaises.
Alors que le pays occupe une place de premier plan dans le monde francophone, il est essentiel que sa délégation parlementaire soit à la hauteur de cette responsabilité, en favorisant des débats riches, variés et iconoclastes pour contribuer de manière significative aux discussions internationales.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR











