La délégation de la société civile de la République Démocratique du Congo a été reçue la soirée du jeudi 17 juillet par le Panel des facilitateurs de l’Union africaine pour la paix dans la partie Est du pays au fleuve Congo Hôtel.
Plusieurs points ont été débattus lors de leurs échanges. Faisant partie de la délégation de la société civile congolaise, le Coordinateur nationale de la Dynamique Communautaire pour la cohésion sociale et le développement (DYCOD-RDC) Me Patient Bashombe a insisté auprès du Panel des facilitateurs de l’Union Africaine sur la prise en compte de la voix des victimes des affres de la guerre d’agression dans les discussions, dans la mesure où à maintes reprises, les bourreaux oubliés criminels sont gratifiés et les victimes sont réduits au silence.

C’est pourquoi la société civile a ainsi insisté cette fois-ci sur l’application de la justice transitionnelle. Car, on ne doit pas seulement se contenter d’indemniser les victimes. Pour Me Patient Bashombe, si il faille aller à la réconciliation, la RDC doit se réconcilier avec elle-même en écoutant la voix des victimes parce que ce cycle ne doit pas se répéter plusieurs fois.
Causes profondes de l’insécurité à l’EST
La société civile a également présenté les causes profondes de la guerre d’agression à l’EST du pays, insistant qu’il n’existe pas seulement de cas d’insécurité dans cette partie du pays. Pour Carlos Mupili, Coordonnateur national de la société civile électorale, même dans la partie périphérique de Kinshasa, il règne une insécurité criante et grandissante avec le phénomène ‘’Mobondo ‘’. Ce n’est pas seulement l’insécurité causée par les agresseurs. Il s’agit de l’insécurité interne en ce qui concerne l’injustice sociale avec la pauvreté mais aussi avec des questions électorales où la société civile a insisté sur la transparence électorale et la justice électorale.

De son côté, a Christian Ndombo Moleka a indiqué que la société civile a demandé à l’Union Africaine au cours des échanges, de centrer sa médiation autour de deux points à savoir. Il s’agit d’un dialogue interne qui soit inclusif, un dialogue social et politique et une dimension régionale qui tient compte de tous les acteurs y compris les non concernés au processus de Washington en cours à savoir l’Ouganda et le Burundi.
Le Porte-parole de l’Action Citoyenne de Lutte contre les Discours de Haine en RDC ACLDH-Asbl Gloire Manesa a indiqué que leur demande consistait à ce que la Société civile congolaise soit associée dans un cadre de concertation permanente à côté de la méditation pour que sa voix et celle de la population soient entendues à tous les niveaux des négociations. Aussi, qu’il y ait transparence et la présentation d’un calendrier clair d’activités pour savoir où aller et que les différentes initiatives ne se chevauchent pas. Qu’il y ait des démarches claires et complémentaires à ce qui est fait et qui permettent une solution solidaire, cohérente et endogène pour régler la crise interne a-t-il conclu.
Nico Kassanda












