Le 2 novembre, la communauté internationale se mobilise pour la Journée Internationale de la Lutte contre l’Impunité des Crimes Commis contre les Journalistes. Cette journée, qui vise à sensibiliser l’opinion publique aux dangers auxquels font face les journalistes, prend une résonance particulière cette année avec la publication du rapport de Journalistes en Danger (JED).
Ce rapport sur la « Nouvelle loi sur la presse, nouveaux abus contre les journalistes », lors d’un événement prévu dans la salle Metena de la concession Saint Pierre Claver de la Gombe. La liberté de la presse est souvent perçue comme un pilier fondamental des sociétés démocratiques. Pourtant, dans de nombreux pays, y compris en RDC, les journalistes sont régulièrement ciblés par des abus, allant de la censure à la violence physique.
Le rapport de JED de 2024 met en lumière une tendance inquiétante : alors que des lois sont censées protéger la liberté de la presse, leur application et les abus qui en découlent témoignent d’une réalité bien différente. La nouvelle législation sur la presse, présentée comme un moyen de moderniser le paysage médiatique, pourrait en réalité servir d’outil de répression.
Les journalistes se retrouvent pris au piège entre des réglementations rigoureuses et un environnement hostile, où la critique du pouvoir est souvent synonyme de représailles. Le rapport de JED souligne plusieurs cas d’abus documentés, où des journalistes ont été harcelés, arrêtés ou menacés pour avoir exercé leur droit à l’information.
La lutte contre l’impunité nécessite une mobilisation de tous les acteurs de la société : gouvernements, organisations internationales, médias et citoyens. Il est crucial que les États mettent en œuvre des mécanismes efficaces pour protéger les journalistes, enquêter sur les crimes commis à leur encontre et traduire les responsables en justice.
La culture de l’impunité doit cesser, et cela commence par une prise de conscience collective des enjeux en jeu. La Journée Internationale de la Lutte contre l’Impunité des Crimes Commis contre les Journalistes doit être plus qu’une simple commémoration. Elle doit servir de catalyseur pour des actions concrètes en faveur de la sécurité des journalistes.
Le rapport de JED, en dénonçant les abus liés à la nouvelle loi sur la presse, nous rappelle que la lutte pour la liberté d’expression est loin d’être gagnée. La voix des journalistes mérite d’être protégée, car elle est essentielle à la démocratie et à la justice sociale.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













