La promulgation de la loi de finances n°23/056 du 10 décembre 2023 pour l’exercice 2024 en République Démocratique du Congo ravive une polémique d’envergure, mettant en lumière une augmentation significative des salaires des députés nationaux.
Alors que le budget global atteint 40.986,0 milliards de FC, en hausse de 26,3% par rapport à 2023, cette augmentation des émoluments des députés nationaux suscite une vive controverse.
La loi prévoit effectivement une hausse substantielle des salaires des députés nationaux, passant de 21.000 USD par mois en 2023 à 33.000 USD mensuellement dès janvier 2024.
Cette augmentation considérable survient dans un contexte où le salaire moyen d’un fonctionnaire ordinaire peine à atteindre les 250 USD, soulignant ainsi un écart financier saisissant entre les élus et la population qu’ils sont censés représenter. Cette disparité salariale accentue les tensions au sein de la société congolaise, alimentant les critiques et mettant en lumière les inégalités persistantes.
Alors que plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une réduction du train de vie des institutions, cette augmentation des émoluments des députés nationaux soulève des questions fondamentales sur l’équité, la responsabilité et la justice financière au sein de la sphère publique.
En cette période de fin d’année, l’annonce de cette augmentation des salaires des députés nationaux ne manquera pas de susciter un débat enflammé, laissant de nombreux citoyens préoccupés par l’impact de cette décision sur les finances publiques et sur l’équilibre social du pays au moment de l’entame du 2ème mandat de Félix Tshisekedi.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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