Dans un récent développement surprenant, les autorités de la République Démocratique du Congo ont décidé d’instaurer une police vestimentaire en interdisant les promenades en babouches à Gombe. Cette mesure, censée résoudre des problèmes de propreté dans la capitale, Kinshasa, soulève des questions essentielles sur les priorités et l’efficacité des décideurs politiques.
Alors que la saleté de la ville crie à l’aide, au lieu de s’attaquer aux véritables sources du problème telles que les déchets plastiques qui jonchent les rues, les autorités semblent préoccupées par des détails insignifiants. En effet, punir ceux qui portent des babouches ne fera que masquer temporairement l’indécence environnementale qui sévit à Kinshasa.
Plutôt que de réglementer les vêtements des citoyens, il est impératif de s’attaquer aux racines du mal. En payant correctement le peuple, en nettoyant efficacement la ville et en punissant ceux qui la salissent, les autorités pourraient véritablement inspirer un changement positif dans la société congolaise. Il est grand temps que les mesures absurdes et ridicules cèdent la place à des actions concrètes et significatives.
Plutôt que de se focaliser sur les babouches, il est urgent de viser l’essentiel : une gouvernance responsable, une propreté réelle et une justice sociale. Seul en agissant ainsi, les Congolais pourront s’habiller décemment et avec élégance, non pas par contrainte, mais par fierté et respect de leur environnement et de leur société.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












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