Ce mercredi 24 septembre 2025 restera une date gravée dans les annales diplomatiques de la RD Congo. Pour la première fois, c’est une ministre congolaise, Son Excellence Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d’État des Affaires Étrangères, qui a présidé le débat général de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Un moment de fierté nationale, survenu à 14h précises, heure de Kinshasa, qui consacre le retour de la RDC au premier plan des affaires mondiales. Assise au fauteuil de la présidence, entourée de la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, et du Secrétaire général adjoint à la gestion, Movses Abelian, la cheffe de la diplomatie congolaise a incarné avec une autorité sereine le rôle de Vice-Présidente de cette session annuelle.
Cette image forte symbolise la reconnaissance par la communauté internationale du poids et du leadership retrouvés de la nation congolaise. Cette présidence intervient dans un contexte particulièrement dense pour la diplomatie congolaise, marquée par la participation active du Président Félix Tshisekedi au débat général la veille, mardi 23 septembre 2025.
Lors de son intervention, le Chef de l’État congolais avait porté des messages forts sur la scène internationale, notamment un plaidoyer vigoureux pour la réforme du Conseil de sécurité selon la position commune africaine et un appel solennel à la reconnaissance du “génocide congolais” et à la fin de l’agression rwandaise dans l’Est du pays.
Le fait que la Ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner ait présidé les travaux le lendemain renforce la cohérence et la visibilité de l’offensive diplomatique congolaise. Cela démontre une capacité à occuper plusieurs rangs à la fois et à mener des actions complémentaires sur la scène multilatérale. Cet honneur fait à la RDC n’est pas anodin. Il souligne plusieurs réalités significatives dont une reconnaissance internationale.
La fonction de Vice-Président de l’Assemblée générale est une position élective qui témoigne de la considération des autres États membres pour le pays qui l’occupe. Présider un débat d’une telle envergure, avec la présence de chefs d’État et de gouvernement du monde entier, requiert une maîtrise parfaite des procédures onusiennes et une grande habileté diplomatique, qualités qui sont ainsi reconnues à la diplomatie congolaise.
Cette tribune offerte à la RDC lui permet de porter ses priorités nationales – la paix, la sécurité, la justice et le développement – au cœur même de la gouvernance mondiale. Si ce moment est symboliquement fort, il place également la RDC face à une responsabilité accrue. La présence de la Ministre Thérèse Kayikwamba Wagner à ce poste stratégique est une opportunité pour continuer à défendre, avec une crédibilité renforcée, les dossiers cruciaux pour l’avenir du Congo et de l’Afrique.
Des dossiers, tels que la réforme du Conseil de sécurité, la lutte contre l’impunité des crimes internationaux et la mobilisation pour un développement durable. La présidence du débat général de l’ONU par la RDC ce 24 septembre 2025 n’est donc pas une simple formalité protocolaire. C’est la matérialisation d’une stature internationale retrouvée et le signe que la voix de la RD Congo compte désormais d’une manière nouvelle dans le concert des nations.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













