Dans un contexte économique mondial incertain, la RDC fait face à des défis majeurs. Pourtant, des mesures audacieuses prises par le Vice-Premier Ministre en charge de l’économie, le Professeur Daniel Mukoko Samba, pourraient représenter un tournant décisif dans la lutte pour la réhabilitation économique du pays.
Deux décisions marquantes méritent une attention particulière : la fermeture des grands magasins étrangers pratiquant du petit commerce, ce qui est illégal et la réduction des droits de douane sur les produits de première nécessité. La fermeture récente de certains magasins, notamment ceux appartenant à des indiens, libanais et pakistanais, n’est pas simplement une mesure administrative.
Elle représente une volonté ferme de rétablir une forme de justice économique. En libérant l’espace commercial accaparé par des étrangers, le gouvernement congolais crée une opportunité pour les entrepreneurs locaux. Cette initiative vise à encourager les Congolais à s’engager dans le commerce de détail, un secteur où ils ont été historiquement marginalisés.
L’impact potentiel de cette mesure est double. D’une part, elle permet de redynamiser le tissu économique local en favorisant la création d’emplois. D’autre part, elle renforce la souveraineté économique du pays, en permettant aux Congolais de prendre en main leur propre développement. En soutenant les petites et moyennes entreprises locales, le gouvernement envoie un message fort.
Le développement économique doit bénéficier en priorité à la population congolaise. La deuxième mesure phare du Professeur Daniel Mukoko Samba est la réduction des droits de douane sur les produits de première nécessité. À l’approche des fêtes de fin d’année, cette décision revêt une importance cruciale. Son suivi sur le terrain doit être implacable.
En allégeant le fardeau fiscal sur des biens essentiels, le gouvernement cherche à protéger le pouvoir d’achat des Congolais, souvent mis à mal par des prix en constante augmentation. Cependant, cette mesure doit être accompagnée d’une vigilance accrue. Il est impératif que les acteurs du secteur agroalimentaire ne tirent pas profit de cette situation en augmentant artificiellement les prix.
La gestion des stocks doit être surveillée de près pour garantir que les bénéfices de cette baisse de la douane profitent réellement aux consommateurs. C’est un appel à la responsabilité des distributeurs, mais aussi un encouragement à la transparence économique. Les initiatives du Vice-Premier Ministre Daniel Mukoko Samba doivent être comprises non seulement comme des mesures économiques.
Mais aussi comme des actes de soutien à un peuple qui aspire à son émancipation économique. La fermeture des commerces étrangers illégaux et la baisse des droits de douane sur les produits de première nécessité constituent des étapes cruciales dans la reconquête économique de la RDC. Parfois, il faut une pédagogie pour instaurer la confiance sur un secteur aussi vital que celui de l’économie.
Pour que ces mesures soient véritablement efficaces, il est essentiel que la population congolaise les soutienne et s’implique activement dans ce processus. Le changement ne peut venir que d’une mobilisation collective autour de ces enjeux. Un avenir économique prospère pour le Congo est possible, à condition que chacun prenne part à ce combat pour la justice et la dignité économique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













