Isaac Musekiwa, Kiamuangana Verckys, Mbale Tambwe, Empompo Michel “Deyess”, Matalanza Sax, Jean Trompette, Rondot Kasongo, Mekanisi Modero, Kapitena, Dele pedro, Biolo Matilangandi “vieux Biolo”, Endambo Louison etc. Ce sont là quelques noms de souffleurs plus ou moins connus qui avaient marqué leur temps à des époques différentes dans la musique congolaise.
Parmi les plus réputés, on se souviendra surtout de “l’homme aux poumons d’acier” Verckys Kiamuangana Mateta le plus populaire de tous suivi de son mentor Isaac Musekiwa. Ensuite viendront les Empompo Deyess, Mbole Tambwe ,Morro Maurice. Enfin les Rubens Kunsita, Matalanza Sax, Rondot, Vieux Biolo, Mekanisi Modero, Michel Sax, Endambo Akuda “Louison” etc.
Très peu pour une musique congolaise aujourd’hui classée comme étant un patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO comparativement aux chanteurs, guitaristes, batteurs voire même aux “Atalaku”. Une injustice ? Or à un certain moment, la section cuivre jouait le premier rôle dans les dispositifs artistiques de nos groupes musicaux dans le domaine de l’orchestration.
Surtout au sein des orchestres African Jazz, Ok Jazz, African Fiesta, Negro Succès, Vévé, les Grands maquisards, Afrizam et le Bella Bella pour clôturer. Comme dans le groupe antillais le “Kassav”, l’orchestre Ok Jazz de Franco mettra ses souffleurs en exergue en allant même puiser dans son vivier de l’INA (Institut National des Arts) en choisissant de préférence les meilleurs éléments afin de les incorporer dans le groupe.
Une section cuivre très bien organisée. Dans une certaine mesure aussi l’Afrisa de Tabu Ley dans lequel trônait le saxophoniste en chef et présentateur Mekanisi Modero. Mais aussi un certain Empompo Deyess, le saxophoniste-manager qui joua un rôle primordial dans l’orchestre Negro-Succès et ensuite dans l’Afrisa.
Et enfin dans la carrière de Mponga Love et celle de la chanteuse Vonga Aye avec moins de réussite cette fois-ci. Un saxophoniste-chanteur. Petit à petit la section cuivre tombera en désuétude jusqu’à disparaître définitivement dans nos orchestres avec l’avènement de l’incontournable synthétiseur ou le “keyboard” dans la musique congolaise mondaine comme religieuse.
Comme coïncidence : ces clavieristes restent aussi très méconnus malgré leur prédominance rythmique actuelle. On dirait la Rumba congolaise ne se limitait seulement qu’aux chanteurs et guitaristes voire aux Atalaku ? La disparition des saxophonistes, trompettistes, trombonistes dans la Rumba congolaise, a considérablement fait baisser le niveau de notre musique sur le plan orchestration et artistique.
La Rumba congolaise sans la section cuivre ? Bizarre non ! La musique congolaise étant aujourd’hui classée patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, posons-nous la question où se trouve la part de : Verckys Kiamuangana, Isaac Musekiwa, Mbole Tambwe, Kunsita Rubens, Jean Trompette, Mekanisi Modero, Empompo Deyess, Michel Sax, Beya Maduma et consorts ?
Dary Abega / Lobjectif.net













