La République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à de nombreux défis dans sa partie orientale, caractérisée par des conflits et des violences récurrentes. Le président Félix Tshisekedi est critiqué pour sa politique d’accueil envers certaines personnalités impliquées dans ces drames, y compris les Rwandais tutsis installés au Congo, se déclarant comme la communauté Banyarwanda tutsie rwandophone. En analysant objectivement cette tendance et en abordant également l’hébergement des groupes armés tels que le M23 et les récentes rencontres avec Jules MULUMBA (Jean-Claude Mbitshemunda) des CMC/NYATURA et H. Ndangendange de APCLS, nous pourrons anticiper les évolutions de notre pays sur le plan sécuritaire.

Analyse des rencontres avec la communauté Banyarwanda tutsie rwandophone
L’une des critiques adressées à Félix Tshisekedi concerne sa réception de la communauté Tutsie Banyarwanda que le site internet de la présidence de la république qualifia de rwandophone. Certains estiment que cela peut être perçu comme une reconnaissance d’une identité ethnique basée sur la nationalité rwandaise plutôt que sur l’appartenance à la RDC. L’aberration, c’est de parler de rwandophone qui signifie personne parlant Kinyarwanda. Une langue qui n’existe pas en RD Congo. En outre, phonie signifie transmission de messages parlés dans la téléphonie avec ou sans fil. Cependant, il convient de noter que ces rencontres peuvent être considérées comme des efforts visant à favoriser le dialogue et la réconciliation entre les différentes communautés présentes dans la région de l’Est. Le problème majeur est qu’on parle d’une communauté dans un pays que lorsque cette dernière ne se trouve pas sur son sol naturel. On ne peut donc pas être une communauté dans son propre pays.

Hébergement du M23 à Kinshasa
Une autre préoccupation soulevée concerne l’hébergement des membres du M23 à Kinshasa pendant une période de 14 mois. Le M23, un groupe armé rwandais actif dans l’Est de la RDC, et certains estiment que cette décision a pu compromettre la stabilité et la sécurité de la capitale congolaise. Néanmoins, il est important de souligner que le gouvernement peut avoir des motivations stratégiques pour engager des pourparlers avec des groupes armés dans le but de parvenir à une paix durable dans la région. Regaillardis, les rwandais du M23/RDF viennent de reprendre Mushaki et menacent désormais la ville de Goma.

Rencontres récentes avec Jules MULUMBA et H. Ndangendange
Plus récemment, Félix Tshisekedi a rencontré Jules MULUMBA des CMC/NYATURA et H. Ndangendange de APCLS, deux personnalités impliquées dans les conflits de l’Est de la RDC. Ces rencontres suscitent des questions sur les intentions du président et les conséquences potentielles de ces interactions. Il est essentiel de garder à l’esprit que les rencontres politiques peuvent être des opportunités de dialogue et de recherche de solutions pour résoudre les conflits, bien que cela puisse également être perçu comme une légitimation des acteurs impliqués dans les violences.

La tendance de Félix Tshisekedi à recevoir des personnalités impliquées dans le drame de l’Est de la RDC nécessite une évaluation objective. Alors que certaines critiques peuvent être légitimes, il est important de considérer les motivations et les objectifs du président dans ces rencontres. Favoriser le dialogue, la réconciliation et la recherche de solutions pacifiques peut être un moyen d’aborder les conflits persistants dans la région. Cependant, il est crucial de rester vigilant quant aux conséquences potentielles de ces interactions et de s’assurer que la sécurité et les intérêts de la population congolaise sont protégés.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain













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