La RD Congo est un pays riche en ressources naturelles et en diversité culturelle. Cependant, tout au long de son histoire, cette nation a été la cible de traîtrise, tant interne qu’externe, ouvrant la voie à l’infiltration des institutions et à l’invasion de son territoire, notamment par le Rwanda, qui occupe plus de 124 000 km² de la RDC.
La traîtrise en RDC ne date pas d’hier. Depuis l’époque coloniale et surtout à partir de la décolonisation en 1960, divers acteurs politiques, tant nationaux qu’étrangers, ont cherché à exploiter les faiblesses du pays. Des figures comme Joseph Kabila, qui s’est installé au pouvoir grâce à un coup d’État soutenu par l’Occident, ont alimenté un système de corruption et de traîtrise qui a plongé le pays dans une crise systémique.
L’absence d’institutions solides et la montée de milices armées ont créé un terreau fertile pour l’ingérence étrangère. L’infiltration des institutions de l’État congolais par ceux qui conçoivent la traîtrise comme un moyen d’accéder au pouvoir ou de maximiser leur profit personnel a des conséquences dévastatrices. En effet, de nombreux officiers militaires, politiciens et administrateurs sont complices.
Ils soutiennent des opérations rwandaises, parfois pour des intérêts personnels, d’autres fois sous la pression ou la menace. Des rapports, comme ceux des Nations Unies et d’organisations de défense des droits de l’homme, soulignent comment des groupes armés, tels que le RDF/M23 ont reçu un soutien direct de la part de Kigali pour déstabiliser le territoire congolais.
La traîtrise a permis à des pays voisins, comme le Rwanda, d’asseoir leur influence et de revendiquer des territoires congolais. Cela a également engendré des conflits internes par le biais de la manipulation ethnique et de l’armement des milices. Selon des sources, plus de douze millions de personnes ont perdu la vie à cause de la guerre et des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles, exacerbés par ces actes de trahison.
Que faire avec les traîtres ? Il est crucial de traiter le phénomène de la traîtrise avec sérieux. Les traîtres, qu’ils soient nationaux ou étrangers, doivent être tenus responsables de leurs actions. Cela passe par des réformes Institutionnelles. Renforcer les institutions de l’État et la justice en garantissant leur indépendance et leur capacité d’action contre la corruption.
Promouvoir une culture de patriotisme et de respect pour la souveraineté nationale à travers des programmes éducatifs. Encourager les ONG et les mouvements sociaux à surveiller et dénoncer les actes de trahison et de corruption. Appeler la communauté internationale à soutenir la RDC dans sa lutte contre l’ingérence étrangère, en sanctionnant les États complices.
La traîtrise en RDC est un cancer qui ronge la nation depuis des décennies, facilitant l’occupation de son territoire par des puissances étrangères. Pour guérir cette plaie, il faut une mobilisation et une action collective aussi bien au niveau national qu’international. En cultivant le patriotisme, en protégeant nos institutions et en engendrant un débat social franc et respectueux, la RDC pourra espérer se libérer.
Elle pourra briser des chaînes de la traîtrise et retrouver son intégrité territoriale. Cette cause ne peut être gagnée que si tous les Congolais se lèvent ensemble pour défendre leur patrie. Les mots de Lumumba résonnent toujours : “La seule manière d’avancer est de se battre”. Il est temps d’honorer cet héritage.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/ Consultant senior cabinet CICPAR













