Dans la course effrénée à l’obtention de votes, la frontière entre la vérité et la fiction s’amincit dangereusement. Un candidat au poste de Gouverneur, se drapant dans un manteau de réalisations grandioses, a récemment attiré les projecteurs sur son prétendu exploit : la construction de l’église kimbanguiste à Isiro.
Cependant, une enquête minutieuse révèle une vérité amère derrière ce récit embellie. Il s’avère que la soi-disant contribution à l’église n’était rien de plus qu’une acquisition de portes défectueuses, rejetées même par les fidèles kimbanguistes. Ces portes, loin d’embellir le lieu de culte, se dressent comme des symboles de la tromperie et de l’illusion tissées par un politicien avide de pouvoir.
L’éthique et l’intégrité semblent s’effacer devant l’appétit vorace de victoire électorale. L’histoire de cet homme atteint de la “candidatite” c’est-à-dire maladie à postuler à toutes les élections sans projet ni raison met en lumière l’importance cruciale de la transparence et de l’honnêteté dans la politique. Les électeurs méritent plus que des mirages et des demi-vérités pour forger leur choix.
Il est désormais impératif de rappeler que la route vers la gouvernance ne devrait pas être pavée de distorsions de la réalité. Les candidats doivent être jugés sur leurs actions réelles, leur transparence et leur engagement envers la vérité, plutôt que sur des récits soigneusement confectionnés pour tromper les citoyens.
La campagne électorale qui s’ouvre aujourd’hui illustre de façon poignante que la vérité est, et devrait toujours être, la pierre angulaire de toute candidature politique. Les électeurs méritent des leaders qui embrassent l’intégrité et l’authenticité, et non des illusionnistes politiques habiles à tordre la réalité pour atteindre leurs fins au détriment de la province.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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