Dans un contexte politique déjà tendu en RDC, une nouvelle voix s’élève, celle d’un proche de l’ancien président Laurent Désiré Kabila. Ce dernier a récemment mis en lumière une question brûlante : pourquoi Augustin Kabuya, le Secrétaire Général et président a.i. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), refuse-t-il de publier l’Accord de Lemera ?
Un document dont il fait souvent référence dans ses discours ? L’UDPS, parti historique de l’opposition, a toujours été au centre des luttes politiques en RDC. Avec la montée des tensions et les enjeux électoraux à l’horizon sur le référendum pour changer la constitution, la transparence et la reddition de comptes deviennent des impératifs.
L’Accord de Lemera, qui aurait été signé à la fin des années 1990. Il est présenté par Augustin Kabuya comme un pilier des problèmes de l’illégitimité politique actuelle. Pourtant, son contenu reste dans l’ombre, alimentant les spéculations et les critiques. Le proche de LD Kabila, en appelant à la publication de cet accord, ne cherche pas seulement à chahuter le leadership du SG Augustin Kabuya.
Mais il pose une question fondamentale sur la transparence dans la gouvernance. Pourquoi un document qui est censé guider la politique du pays ou en contraindre le fonctionnement reste-t-il confidentiel ? Ce silence pourrait-il cacher des compromissions ou des alliances douteuses? En exigeant la publication de l’Accord de Lemera, cet individu ne fait pas qu’interpeller Augustin Kabuya.
Il s’adresse à l’ensemble des Congolais. Ce défi résonne comme un appel à la mobilisation citoyenne pour exiger plus de clarté et de responsabilité de la part de leurs dirigeants. Dans un pays où la confiance envers les institutions est souvent mise à mal, la transparence peut être un levier puissant pour restaurer la légitimité.
Le débat autour de l’Accord de Lemera est révélateur des tensions internes au sein de la classe politique congolaise. En se positionnant comme un ardent défenseur de la transparence, les defenseurs de LD Kabila peut non seulement troubler les eaux de l’UDPS, mais également raviver l’espoir d’une gouvernance plus ouverte et responsable en RDC.
Alors que les Congolais aspirent à un avenir meilleur, le moment est peut-être venu de demander des comptes et d’exiger la publication de documents clés qui pourraient éclairer le chemin à suivre. Pour l’UDPS, il n’est plus question de réviser la constitution mais de la changer. Or le changement de la constitution entraînerait directement le probable prolongement du mandat de Félix Tshisekedi.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













