Alors que le monde célèbre chaque 1er mai la Fête du Travail, Jean Bakomito Gambu, gouverneur du Haut-Uélé, semble avoir choisi de fêter, lui, l’art de ne pas travailler. Pendant que la population étouffe sous des routes en déliquescence, son administration livre des chantiers dignes d’un exercice de sabotage organisé.
Aujourd’hui, focus sur une aberration technique criante : un revêtement bitumineux appliqué sans aucun respect des normes élémentaires. Une preuve de plus que l’exécutif provincial navigue en plein n’importe quoi. Ce chantier en illustration comme image de mise en avant de cette publication est son œuvre, pour laquelle ses soutiens le glorifient. Un chantier où le bitume est jeté comme une aumône, sans suivi technique.
Les images récentes des travaux routiers dans le Haut-Uélé révèlent une pratique aussi scandaleuse qu’amateur : l’application d’un liant bitumineux (émulsion ou bitume à chaud) sans épandage immédiat de gravillons. Pour tout professionnel, cette omission équivaut à peindre un mur sans attendre que la première couche sèche. L’on se demande même s’il ne s’agirait carrément pas d’un sabotage volontaire.
La particularité de la province du Haut-Uélé liée au contexte national de l’invasion rwandaise où l’on retrouve Corneille Nangaa Yobeluo, frère de Christophe Baseane Nangaa, allié principal de l’alliance de Gombe et membre éminent de la coalition au pouvoir plaide pour une réflexion allant dans le sens de questionner les actes posés s’ils n’ont pas pour objectif de soulever la population contre le Chef de l’État.
Or, les normes routières (RGRA, normes ASTM, ou même les procédures basiques du ministère congolais des Infrastructures) imposent pour un enduit superficiel (bicouche ou monocouche) : le gravillon doit être répandu immédiatement après l’épandage du bitume, puis compacté pour assurer l’adhérence. Tout retard dans cette opération entraîne une perte d’efficacité, voire une dégradation accélérée.
Pourtant, sous l’ère Jean Bakomito Gambu, on se permet de bâcler le travail en plein jour, comme si les citoyens étaient trop idiots pour le remarquer. Les conséquences techniques sont explosives. Le Gouverneur Bakomito lance la construction des routes mortelles et dangereuses avant même d’être terminées. La dangerosité de cette négligence est avérée, prévisible, grave, et déjà observable.
Ces routes ont la particularité d’avoir une adhérence nulle. C’est-à-dire un risque accru d’accidents dès les premières pluies. Le Bleeding (remontée de bitume) est visible. La chaussée deviendra une patinoire sous le soleil ou le trafic. Le décollement express est volontairement entretenu c’est-à-dire que les premiers camions arracheront le revêtement, créant des nids-de-poule en quelques semaines.
Le Gouverneur Bakomito Gambu expérimentera l’encrassement des pneus avec son cortège. Les véhicules répandront du bitume collant sur les routes adjacentes. La durabilité en toc de ces semblants de travaux entraîneront des infiltrations d’eau, pelades, et retour à la case « chantier bidon » dans 6 mois. Où sont passés les contrôles techniques ? Où sont les entreprises compétentes ?
Ou bien le gouverneur Jean Bakomito Gambu pense-t-il que le bitume seul suffit à magiquement « asphalter » une route ? Ce n’est pas la première fois que l’exécutif provincial démontre son amateurisme. Tous les marchés, depuis son ascension au pouvoir par une fraude industrielle, sont opaques : Qui a remporté l’appel d’offres ? À quel prix ? Pourquoi aucune transparence ? Il y a une absence incompréhensible de supervision.
Aucun ingénieur routier ne valide ces méthodes dignes d’un chantier scolaire. On assiste à un gaspillage des fonds publics. Combien de millions partis en fumée pour des routes qui s’effriteront avant la prochaine saison sèche ? Pendant ce temps, Bakomito Gambu parade, serre des mains, inaugure des projets boiteux, et ose même fêter le 1er mai comme si son bilan méritait la moindre gratitude.
La province du Haut-Uélé mérite mieux qu’un gouverneur décoratif. Les routes ne se construisent pas avec des selfies et des discours creux, mais avec du sérieux, de la rigueur et un minimum de respect pour les contribuables. Aujourd’hui, c’est l’aspect infrastructurel qui est épinglé. Dans les prochains jours, nous reviendrons sur la gestion fantôme des hopitaux, les écoles en ruine malgré les budgets alloués.
L’agriculture abandonnée, malgré le potentiel agronomique de la province etc. L’exécutif provincial avec le gouverneur Jean Bakomito Gambu qui fait semblant de travailler finira par travailler pour ceux qui travaillent vraiment. Le peuple du Haut-Uélé voit, constate, et commence à en avoir assez. La question est : Jusqu’à quand devra-t-il subir une administration aussi médiocre et désinvolte ?
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












