Initialement prévu le mardi 2 août au parquet général près la Cour de Cassation, l’audition de Jean-Marc Kabund, président du parti politique ‘’Alliance pour le Changement ‘’, devant le parquet général près cette instance n’a pas eu lieu. Elle a été reportée au mardi 9 août prochain.
Et pour cause, l’absence du Procureur général près la Cour de Cassation de son office pour entendre l’ancien premier vice-président de l’Assemblée Nationale. Car, ce dernier fait office de l’officier du ministère public. Alors que, Jean-Marc Kabund A Kabund avait bel et bien répondu au mandat de comparution émis contre lui par le parquet général, lequel mandat portait la signature du magistrat Caiphe Useni Sefu, avocat général près cette instance. Le sort de l’ancien collaborateur du président Félix Antoine Tshisekedi sera scellé le mardi prochain.
Ainsi, l’on connaîtra si le concerné sera mis sous mandat d’arrêt provisoire ou le leader de l’Alliance pour le changement partira de l’immeuble de la CNSS où se situe le parquet général près la Cassation, en homme libre comme cela a été le cas le jeudi 28 juillet dernier.
Rappelons que l’ex président intérimaire de l’UDPS s’est fait accompagné de plusieurs militants, cadres et sympathisants de son parti politique. Ces derniers ont témoigné leur sérénité et attachement à leur leader. Ils soulignent être prêts à tout faire au cas ou Jean-Marc Kabund était placé sous mandat d’arrêt provisoire. Selon eux, les propos pour lesquels Kabund est reproché, ne sont pas constitutifs d’infraction comme on prétend le dire. Selon le réquisitoire de l’officier du ministère public, l’ex-président intérimaire de l’UDPS est reproché d’avoir tenu des propos injurieux, de nature à alarmer la population et à porter atteinte à l’honneur dû aux institutions publiques et à la dignité du Chef de l’Etat, mais aussi pour imputation dommageable ou diffamation. À l’issue de l’audition précédente, son avocat, Me Victor Tshiedi, avait précisé, qu’à ce stade, il va falloir exclure l’éventualité d’une détention provisoire ou un mandat d’arrêt provisoire dans la mesure où l’Assemblée nationale ne s’est arrêtée qu’à autoriser son audition et non aller au-delà. ‘’Aujourd’hui, nous serons au Parquet et puis nous allons rentrer avec lui en homme libre tout simplement parce qu’il y a toute une procédure qui doit être respectée pour envisager peut être sa mise en détention provisoire. La procédure ici, le Procureur Général près la Cour de cassation avait tout simplement sollicité auprès du bureau l’Assemblée nationale l’autorisation pour l’entendre simplement et lorsqu’il va être éclairé de par des éléments qui seront fournis par le président Jean-Marc Kabund, s’il estime que les faits sont constitutifs d’infraction et là, il doit recourir au niveau de l’Assemblée nationale cette fois-là, pour solliciter la levée des immunités pour déclencher l’action publique contre l’honorable Jean Marc Kabund », avait déclaré à l’avocat de Jean-Marc Kabund, Victor Tshiedi.
Pour rappel, Jean Marc Kabund a été auditionné le jeudi 28 juillet dernier par le Procureur Général près la Cour de cassation. Cette audition a duré près de 5 heures. Il était sorti en homme libre du bureau du procureur Général, sans qu’aucune mesure privative de liberté ne soit décidée à son encontre. Lors de son point de presse du lundi 18 juillet dernier, JM Kabund n’est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger la gestion de l’État par le pouvoir de Félix Tshisekedi. Il avait à cette occasion appelé les congolais à se mobiliser pour chasser Félix Tshisekedi de la RDC.
Il avait également qualifié le régime de Félix Tshisekedi d’un régime de jouisseur, pour ne citer que ces propos. Signalons que depuis lors, plusieurs actions sont menées à son encontre. L’on citera par exemples les travaux de construction du stade Waya Waya au quartier Kingabwa dans la commune de Limete qui ont été suspendus.
Dans l’entre temps, son parti ‘’l’Alliance pour le Changement ‘’ appelle tous ses militants à la mobilisation de soutenir efficacement son leader. Il convient de signaler également que le bureau de l’Assemblée nationale avait autorisé au procureur général près la cour de cassation de déclencher des poursuites judiciaires contre le député national Kabund. L’objectif













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