Dans les méandres tumultueux de la politique provinciale, l’alliance entre le sénateur Bakomito Gambu Jean, candidat au gouvernorat du Haut-Uélé, et la voyoucratie incarnée par ses plus proches lieutenants qui se sont illustrés ces dernières semaines par une impolitesse insupportable, révèle des liens troubles qui soulèvent des questions essentielles sur l’intégrité et la responsabilité.
Le silence délibéré du président du barreau d’Isiro face aux turpitudes de ses affiliés pose la redoutable interrogation : devient-il complice au point de se transformer en coupable des méfaits qui pourraient le hanter pour le reste de sa vie ? Au cœur de cette toile complexe tissée par la voyoucratie bien identifiée se trouve l’homme public assumant plusieurs fonctions officielles.
Le candidat Bakomito Gambu Jean se résumerait-il en un individu en quête de pouvoir et de prestige politique ? Son silence face aux agissements criminels ou immoraux de ses soutiens soulève des doutes profonds sur son éthique et son engagement envers la justice. Et pourtant, il est avocat de profession et président du barreau d’Isiro. Ce qui serait une circonstance aggravante si les allégations se vérifiaient.
En étant conscient des méfaits de ses associés et en choisissant de demeurer muet, Monsieur Bakomito endosse-t-il une responsabilité morale qui le rend complice des actes répréhensibles commis en son nom ? Se muer en complice de la voyoucratie instaurée par ses lieutenants, c’est risquer de voir son avenir politique entaché par le poids des erreurs passées.
Les liens forgés avec des individus mal polis aux intentions douteuses peuvent se révéler être des chaînes lourdes à porter, entravant la crédibilité et l’intégrité du candidat pour les années à venir. La décision de garder le silence peut se retourner contre lui, le transformant en bouclier protecteur des malversations perpétrées par ses alliés.
Ainsi, la question demeure : le candidat Bakomito, par son silence complice, devient-il un acteur de la voyoucratie, condamné à être rattrapé par les conséquences de ses choix ? Les électeurs, garants de la démocratie, se doivent d’interroger ces liens obscurs et de demander des comptes à ceux qui aspirent à les diriger surtout lorsque ces derniers sont entourés par des personnages immoraux.
Car, au-delà des discours politiques enjolivés, la véritable mesure d’un leader se trouve dans sa capacité à rejeter l’ombre de la voyoucratie et à embrasser la lumière de l’intégrité et de la responsabilité. Le silence coupable de Bakomito face à la voyoucratie qui l’entoure pourrait bien se révéler être le talon d’Achille de sa carrière politique, le condamnant à porter le fardeau de ses choix pour le reste de sa vie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écriivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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