Dans le souci de résorber la crise sécuritaire dans la partie EST de la RDC plus particulièrement dans les villes de Goma, Bukavu et autres territoires sous occupation du Rwanda et ses supplétifs du M23 et l’AFC et d’aboutir à la restauration de la paix durable,
les membres de la société civile de la RDC, regroupés au sein du comité de crise pour la paix et la sécurité ont eu une séance de travail avec les membres de la société civile de la sous région de l’EAC-SADC à Nairobi au Kenya.
Ces acteurs de la société civile peaufinent des stratégies nécessaires pouvant amener les parties au conflit au strict respect de différentes recommandations issues du sommet-conjoint EAC-SADC en vue d’une sortie de crise dans le but de consolider le vouloir vivre ensemble harmonieux dans la région des grands Lacs.
La délégation des acteurs de la société civile de la RDC à cette rencontre avec leurs homologues de la sous-région de l’EAC était notamment composée de Me Patient Bashombe, Me Eloi Bundi, Mme Madeleine Andeka Olongo, Mme Anny Modi, Mme Fifi Baka, MrJean Bosco Muhemberi, Mme Rose Kamwanya, Julien Bashige, Christian Nzonga, Placide Nzilamba etc.
À l’issue de cette séance de travail, Me Patient Bashombe Matabishi, modérateur principal du comité de crise pour la paix et la sécurité a indiqué qu’ils tiennent à rassurer les compatriotes qui se trouvent dans les zones à conflits et les provinces sous contrôle des rebelles du M23/AFC à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu comme à Bukavu chef-lieu de la province du Sud-Kivu et autres territoires, que la société civile n’est pas resté indifférente ni silencieuse. Elle demeure très dynamique pour la défense de la patrie.
” Nous nous sommes mis debout et nous travaillons pour que le Congo soit un et indivisible et que demain, toute la population puisse totalement recouvrer la paix ”, a martelé Me Patient Bashombe. Le Coordonnateur national de la DYCOD-RDC a renchéri : ” Nous vous rassurons de tout mettre en œuvre pour jouer pleinement notre partition pour le retour de la paix dans le pays. Chose qui constitue la raison de ses multiples périples de la société civile au niveau de la région et au niveau international.
Urgence sécuritaire des femmes
De son côté, Anny Modi, membre du comité de crise pour la paix et la sécurité en RDC a martelé que face à l’escalade des conflits à l’EST de RDC avec la prise de la ville de Goma depuis le 27 janvier et de Bukavu par l’armée rwandaise et ses pantins du M23/ AFC, la société civile se mobilise tant au niveau national, régional qu’international sur l’urgence sécuritaire des femmes, des jeunes, des enfants et des populations civiles de manière générale.
Anny Modi a fait remarquer que le conflit affecte différemment chaque groupe au sein de la communauté. Dans le cas sous examen, la guerre a aussi changé de champ de bataille. Cette actrice de la société s’est plaint du fait que le corps de la femme soit devenu aussi un champ de bataille. Pour ce faire, la société civile a attiré l’attention du monde entier en général et en particulier la communauté internationale sur cette guerre d’agression dont la RDC est victime.
Anny Modi plaide pour l’ouverture d’un couloir humanitaire
”Nous appelons à une mobilisation générale des congolais, de même que les mouvements féminins au niveau régional puissent se rendre compte de la manière dont la guerre a affecté toutes les couches de la population à savoir les hommes, les femmes et les enfants. Et ce, en violation des conventions internationales qui protègent les civiles dans le contexte de guerre”, a indiqué Anny Modi, qui a souligné que la société civile ”n’arrêtera pas d’appeler aussi à l’ouverture d’un couloir humanitaire pour l’acheminement de l’aide et de considérer la participation significative des femmes dans le processus de paix.
Madeleine Andeka Olongo, membre du comité de crise s’est dite heureuse de participer à cette rencontre qui consiste à chercher des voix et moyens pour le retour de la paix non seulement dans la partie EST de la RDC, mais aussi au niveau de la sous-région EAC-SADC. S’adressant directement aux populations victimes de l’EST, Madeleine Andeka Olongo a indiqué que la société civile partage leur douleur et continue à élever la voix auprès des décideurs afin de prendre des décisions qui s’imposent pour la restauration de la paix dans l’EST de la RDC.
Elle rassure à son tour que des efforts sont conjugués ensemble avec la société civile de plusieurs pays membres de la SADC-EAC, pour aider en même temps les Chefs d’États de la SADC-EAC, de faire le suivi de ce qu’ils font comme travail et leur partager les points de vue des populations. Car, la société civile veut porter la voix, les doléances et les cris de détresse de la population auprès des décideurs.
Nico Kassanda













